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Economie

Baccalauréat
De bien piètres résultats

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Avec 33,62% de réussite, ils atteignent un de leurs plus bas niveauxLes heures d’attente touchent presque à leur fin. Elles ont été pénibles, probablement les plus pénibles que cette jeune étudiante, candidate au baccalauréat, ait eu à vivre tout au long de sa courte existence.Première étape importante de la vie scolaire et estudiantine, le baccalauréat est aussi la première épreuve diplômante. Et si de plus en plus nombreux sont ceux à estimer qu’il “ne sert plus à grand-chose”, il demeure une obligation pour l’entrée dans le cursus de l’enseignement supérieur. Le couperet vient de tomber. La jeune étudiante fond en larmes. Son nom ne figure pas sur la liste des personnes admises à l’examen. Elle vérifie à plusieurs reprises mais en vain. Le baccalauréat, ce sera pour l’année prochaine, si tout se passe bien! Très vite, elle cherche à s’enquérir des résultats obtenus par ses collègues. Sur les 45 élèves de sa classe, neuf à peine ont été admis à la première session. Elle est loin d’être la seule à rater ces examens, tant attendus par elle et sa famille. Dimanche 20 juin 2004, au lendemain de la promulgation des résultats, le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique publie un communiqué officiel. “Le taux de réussite à la session normale des examens du baccalauréat au titre de l’année 2004 est de 33,62%”, indique le communiqué. Sur les 250.450 candidats qui ont passé le bac, seuls 70.689 ont été admis à la première session. Un nombre jugé “catastrophique” par les étudiants et les observateurs. Pour la première fois dans les annales du baccalauréat, le taux de réussite atteint des niveaux aussi bas. En revanche, 85.447 lycéens disposent d’une seconde chance. Ils sont habilités à passer la session de rattrapage, prévue le 5 juillet prochain. Dans leur globalité, ils représentent 41% du total des candidats et n’ont qu’une petite semaine pour tenter de rattraper leur “déficit”.Au ministère de l’Education nationale, on a un autre point de vue. “La moyenne nationale est certes relativement basse. Mais il convient avant d’émettre un jugement, d’analyser les résultats par branche”, explique Lyazid Alaoui El Harrouni, chef de la division des Examens et des Concours au ministère.Répartis par séries, le taux des admis à l’enseignement public en Série Lettres est de 25,29%: spécialité langues (53,79%), sciences expérimentales (41,64%), sciences mathématiques A (76,93%), sciences mathématiques B (89,30%) , l’ensemble des séries de l’enseignement technique et commercial (51,86%) et celui de l’enseignement technique industriel (63,36%).Les résultats sont donc très disparates selon les sections, celle des lettres et spécialité langues enregistrant le taux le plus bas et tirant la moyenne nationale vers le bas. Pour l’enseignement privé, 1.704 candidats se sont présentés aux examens, soit 98% du total des inscrits. 1.106 ont été admis, ce qui correspond à 65% des candidats. Par ailleurs, 474 sont admis à passer la session de rattrapage.Ce sont 25.685 candidats qui ont passé le bac en candidats libres, mais seulement 3.032 qui l’ont réussi. D’une manière globale, 10.364 candidats libres se présenteront à la session de rattrapage. Les piètres résultats doivent inciter les responsables à se poser des questions fondamentales.Amale DAOUD

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