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Azeddine Akesbi: «Montrer où va l’effort budgétaire»

Par L'Economiste | Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

. Même disponible, l’information n’est pas parlante. Il faut une loi sur l’accès à l’information . Le plan de lutte anticorruption traîneOuvrir les budgets pour plus de transparence et de responsabilisation. Surtout donner du sens aux chiffres produits. C’est ce que demande le projet de budget transparent. Transparency Maroc entend promouvoir cette démarche dans la foulée de son combat en faveur d’une loi sur l’accès à l’information. Il n’est pas dit que le Maroc n’ouvre pas ses comptes aux citoyens. Et il n’est pas dit que le citoyen soit prêt à jouer son rôle. Cela dit, l’évaluation de l’impact des choix budgétaires sur les citoyens ne se fait pas. Quant au plan de lutte anticorruption, dont la transparence est le corollaire, il traîne dans les gués ministériels.. L’Economiste : Comment Transparency Maroc compte-t-elle s’approprier ledit Index du budget ouvert? - Azeddine Akesbi: Pour Transparency Maroc, il s’agit d’une nouvelle expérience mais que nous souhaitons inscrire dans la durée et dans un projet global de promotion de l’accès à l’information pour les citoyens et le plus large public. Comme vous le savez, la corruption et la dilapidation des deniers publics prospèrent dans l’opacité et avec l’étendue du pouvoir discrétionnaire. Nous avons la volonté, avec le concours des citoyens, des professionnels des médias, juristes, militants des droits de l’Homme…de gagner du terrain et réduire la marge de manœuvre de la culture de l’opacité. L’implication du maximum d’acteurs dans un plaidoyer pour l’adoption et la mise en œuvre d’une loi sur l’accès à l’information – y compris budgétaire, fiscale et financière – est une démarche que nous souhaitons promouvoir. Par ailleurs, l’objectif n’est pas simplement de classer le Maroc, mais surtout d’inviter les responsables à examiner en détail les résultats de l’enquête et les inciter à améliorer la lutte contre les déficiences constatées. . L’opinion publique est-elle prête à s’informer et à jouer les contre-pouvoirs? - La présentation et les données du budget disponibles actuellement sont peu parlantes pour la majorité des Marocains et même des chercheurs. L’idée de budget ouvert est justement de réclamer des informations utiles, facilement déchiffrables, pertinentes et détaillées sur des aspects cruciaux pour les citoyens. Un effort de simplification peut être fait pour montrer où va l’effort budgétaire, quels choix ont été faits, pour quelles priorités, pour quelles bénéficiaires, quels sont les écarts entre les prévisions et les réalisations… Cet effort est aussi utile pour que les parlementaires jouent pleinement leur rôle au niveau du contrôle; de même que les journalistes, au niveau de la communication de l’information.. Pourquoi le plan anticorruption du gouvernement traîne-t-il depuis deux ans? Quels sont les freins qui empêchent de passer à l’action? - Ceci est également valable pour la non ratification de la convention des Nations-Unies contre la corruption signée en 2003 par le Maroc. A Transparency Maroc nous avons beaucoup de mal à comprendre la difficulté à respecter un engagement international fait en 2003 et l’absence de suite donnée à l’annonce du plan de lutte contre la corruption. Il en est de même pour le dépôt sans suite au conseil de gouvernement du projet de décret de l’instance centrale de lutte contre la corruption. Imaginons qu’on soit déjà dans le cas de la ratification de la convention honorée, que nous disposions d’une agence de lutte contre la corruption et de l’adoption d’une loi de déclaration du patrimoine opérationnelle. De tels ces outils et d’autres auraient pu servir à prévenir ou juguler notamment le scandale de l’usage de l’argent dans l’élection de la seconde Chambre.


Made in USA

DANS un incubateur américain, des associations et fondations ont créé l’International Budget Project (IBP-Projet budgétaire international). Objectif: «renforcer la capacité de la société civile à analyser et influencer les processus des budgets de gouvernement, des établissements publics et des résultats». La fondation Ford, la fondation William et Flora Hewlett, celle de John D et Catherine MacArthur, se sont associées à la coopération suédoise, norvégienne, ainsi qu’au Département international du développement (DFID) et l’OSI (Open Society Institute) pour créer l’IBP. Le projet est né en 1997 au sein d’un département américain: le Centre des priorités politiques et budgétaires (CBPP, Center on Budget and Priorities Policy). Le CBPP avait -à sa création en 1981- pour vocation d’analyser les priorités du budget fédéral. L’objectif était de mesurer l’impact des choix budgétaires sur les faibles revenus américains. Depuis, le centre a étendu son expertise aux autres pays. L’initiative de l’Index du budget ouvert (Open Budget Index) a permis à 59 pays de jouer le jeu en 2006, afin de mesurer le degré d’ouverture des documents budgétaires aux citoyens. Le Maroc y est classé pour la première fois. (voir aussi www.cbpp.org, www.openbudgetindex.org)


Corruption, énième sonnette…

«QUI a intérêt à ce que la corruption continue sa destruction du tissu économique et social et affecte les institutions du pays?» Telle est la question que l’on devrait se poser avec force, selon le SG de Transparency Maroc. «Les problèmes posés par la corruption sont très graves. Pis, la banalisation du phénomène et son traitement par l’effet d’annonce peuvent produire des effets pervers et rendre la tâche plus difficile», explique une énième fois Akesbi.Propos recueillis par M.Kd

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