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Avis de tempête sur les intérêts français en Turquie

Par L'Economiste | Edition N°:2381 Le 12/10/2006 | Partager

. Une nouvelle loi sur le «génocide arménien« risque de porter un coup fatal aux relations bilatéralesLes 250 entreprises françaises implantées en Turquie s'apprêtent à voir leurs efforts une nouvelle fois mis à bas par la possible adoption en France jeudi 12 octobred'une proposition de loi réprimant la négation du génocide arménien. En 2001 déjà, le vote par les députés français d'une loi reconnaissant le caractère génocidaire des massacres d'Arméniens commis en Anatolie entre 1915 et 1917 avait suscité l'ire d'Ankara, laquelle admet que des massacres ont été commis mais réfute catégoriquement le terme de génocide. Plusieurs entreprises françaises comme Thomson ou Alcatel avaient alors été exclues d'appels d'offres publics tandis que se multipliaient les appels au boycottage contre les produits hexagonaux. Le Parlement français doit cette fois discuter une proposition de loi déposée par des députés socialistes (opposition), qui prévoit un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende pour les auteurs de déclarations niant le «génocide arménien«. Et la Turquie a déjà prévenu que ses relations bilatérales avec la France pourraient souffrir de «dommages irréparables«. «En 2001, la Turquie a dû faire face à une crise économique majeure peu après le vote de la loi française et toutes ces histoires de boycott ont été oubliées«, explique Raphaël Esposito, directeur de la chambre de commerce franco-turque. La valeur des exportations françaises vers la Turquie avait alors plongé de 3,53 milliards de dollars en 2000 à 2,28 milliards de dollars en 2001, selon les chiffres de l'Institut national de la statistique (TUIK). «Mais ça ne se reproduira pas cette fois-ci (...) La blessure sera profonde et elle aura du mal à cicatriser«, prévient le jeune homme, prédisant de grosses difficultés pour les firmes françaises dans toutes leurs démarches douanières et administratives, «sans parler de l'exclusion des appels d'offres publics«.

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