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Aviculture: Restructurer d'abord,libéraliser ensuite

Par L'Economiste | Edition N°:1706 Le 17/02/2004 | Partager

. Un contrat-programme se prépare . Situation sanitaire, le goulet. Proposition pour la création d'un fonds de mise à niveau«Une filière qui ne dispose pas d'une stratégie pour son développement ne peut pas avancer», soutiennent les responsables de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). Pour ces derniers, s'engager sur la voie d'un accord de libre-échange sans remédier au préalable aux différents maux dont souffre la branche avicole «reviendrait à condamner la filière à disparaître». Un programme de développement «global et intégré» de cette branche est en cours d'élaboration. L'objectif étant de mettre en place des mesures profondes visant l'amélioration de l'efficience et de la compétitivité des professionnels.Selon les responsables de la Fédération, une mouture de ce programme a été adressée au ministère de l'Agriculture début février.L'environnement sanitaire demeure le principal axe. Il s'agit de mettre en place des programmes de contrôle sanitaire afin de s'assurer de la qualité des tueries, du conditionnement et du transport. Autant de facteurs qui menacent la salubrité du produit final. Les conditions d'hygiène des points d'abattage traditionnel, par où transitent 95% de la production avicole, sont déplorables.En tout, le Royaume dispose de 15 abattoirs modernes pour une capacité théorique de 120.000 tonnes. A peine 15.000 tonnes y transitent, soit 12,5% seulement.Selon les responsables de la FISA, l'objectif est de rehausser cette capacité pour atteindre 40, voire 50% d'ici à 2010. La restauration collective sera obligée de s'approvisionner auprès des abattoirs modernes. Concernant le volet relatif à l'organisation et à la commercialisation des produits avicoles, la filière n'arrive toujours pas à contrôler les prix sur le marché et ce compte tenu de la désorganisation qui caractérise la structure de la distribution.La régulation du marché de la volaille doit reposer sur l'abattage moderne, selon les responsables de la FISA. Si les cours du poulet connaissent une forte variation, la raison est simple: une prédominance du poulet vif (95%). «La régulation de la production et de la commercialisation se fera au fur et à mesure que le marché du poulet vif basculera vers celui du poulet abattu», expliquent les responsables de la FISA.Par ailleurs, une loi sur le contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles a déjà été promulguée en août 2002. Les décrets d'application sont fin prêts. Ils attendent d'être approuvés par le Conseil de Gouvernement et celui des Ministres.Cette loi devrait en principe organiser le secteur avicole. Son essence étant de pousser l'ensemble de la profession à s'inscrire dans une démarche qualité. En termes d'infrastructures, les bâtiments doivent être dotés d'équipement moderne, respectant les conditions d'hygiène. Le contrôle sanitaire serait plus renforcé et la normalisation de l'aliment composé (nourriture animale), être plus améliorée. Le volet de la formation est l'un des principaux axes de ce contrat. Concrètement, il serait question de créer un centre technique dédié spécialement à l'aviculture. Le centre, en l'occurrence la station d'insémination artificielle d'Aïn Jemaâ à Casablanca, devra dispenser une formation modulaire, pratique et ciblée s'adressant essentiellement aux ouvriers et chefs d'élevage. A ce titre, les professionnels de la FISA ont reçu la semaine dernière une délégation française représentant l'Avipole. Il s'agit du centre de formation Ploufragan en France, un centre réputé en terme de formation avicole.Sur le volet relatif à l'aspect financier, les professionnels de la FISA réclament la création d'un fonds de mise à niveau, spécialement dédié à la filière, à l'instar du Fortex et du Renovotel relatifs au textile et l'hôtellerie.Par ailleurs, les professionnels réclament un accès facile au crédit. Ils déplorent, entre autres, les taux d'intérêts pratiqués qui sont supérieurs aux marges bénéficiaires des aviculteurs.


Coût des intrants

Concernant l'épineuse question du coût des intrants, les professionnels de la FISA persistent et signent. Ils réclament la mise en place d'une politique de taxation qui devra s'adapter à la variation des cours mondiaux des intrants, et plus particulièrement le maïs et le soja, en attendant l'élaboration d'une stratégie à long terme qui devra résoudre cette question. «Si le marché flambe, les droits d'importations doivent baisser et vice versa», a indiqué Youssef Alaoui, président de la FISA.En tout cas, une réunion entre le ministre de l'Agriculture, Mohand Laenser et les professionnels de la FISA, a eu lieu le jeudi 12 février au ministère. Il était question, entre autres, du coût des intrants. «Tout ce qui est structurel, concernant la révision des droits d'importations, doit s'inscrire dans le cadre global de la réforme du secteur agricole. En revanche, le ministère se charge du conjoncturel», indique la Fédération. Mohammed EL HARRATI

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