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Economie

Aviculture: Grande agitation sur le coût des intrants

Par L'Economiste | Edition N°:1704 Le 13/02/2004 | Partager

. La FISA réclame une réduction des droits d'importation. Le ministère de tutelle désapprouve, mais il est prêt à faire des concessionsC'est ce vendredi 13 février, qu'en principe, le ministère de l'Agriculture devra rendre sa décision concernant le dossier du coût des intrants dans l'aviculture. Le sujet suscite une agitation dans la filière. La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), par la voix de son président Youssef Alaoui, réclame une réduction des droits d'importation suite à la récente augmentation des cours internationaux des matières premières, en particulier le maïs et le soja. La montée des prix de ces deux intrants, qui comptent pour près de 80% dans la composition de l'aliment pour la volaille, a induit un renchérissement des coûts de 15 à 25 centimes. Pire, les professionnels redoutent une autre augmentation de 10 centimes en mars prochain. Ils réclament donc une baisse des droits douaniers à 2,5%.Le ministère n'approuve pas cette revendication car, pour lui, le coût des intrants n'a rien à voir avec les variations des prix sur le marché interne. «Il n'y a pas de relation de cause à effet entre ces deux facteurs», affirme Hassan Benabderrazik, secrétaire général. Selon lui, la cause est conjoncturelle. «Si les éleveurs vendent à perte, c'est uniquement à cause d'un déséquilibre entre l'offre et la demande, l'offre étant abondante».«Mais nous n'excluons pas un ajustement éventuel de ces droits d'importation», se rattrape Benabderrazik. Y aura-t-il des concessions?. Une filière déstabiliséePour le ministère, le redressement de la filière ne se résume pas à un ajustement tarifaire. D'autres propositions peuvent faire l'objet d'une concertation, à savoir aider les abattoirs à traiter davantage de produits de volaille, intervenir pour résorber les quantités invendues et appliquer «des mécanismes de différés pour livraison», c'est-à-dire fixer un prix d'avance pour éviter toute variation. A terme, les aviculteurs craignent un affaissement des rendements. «La hausse des coûts des intrants se répercute directement sur l'éleveur qui ne peut l'appliquer sur le consommateur final», martèle Alaoui de la FISA. «Il faut réagir pour éviter cette crise», ajoute-t-il. A ce niveau, le ministère dévoile ses véritables intentions. Celles-ci se résument en une déprotection totale sur le poulet et le maïs, une initiative appelée «Double zéro». Actuellement, le poulet est surprotégé à hauteur de 115%, alors que le maïs est autour de 17,5%. Cette levée de barrières vise vraisemblablement à préparer le terrain pour la libéralisation de la branche, en prévision du futur accord de libre-échange avec les USA. La FISA dit niet. «Nous ne pouvons pas libérer la matière première et le produit final en même temps. C'est illogique. Toute une filière risque de disparaître», tempête Alaoui. Une bataille en perspective. Mohammed EL HARRATI

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