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Autoroutes du Maroc: Amélioration sur le résultat d'exploitation, mais le déficit demeure

Par L'Economiste | Edition N°:627 Le 29/10/1999 | Partager


· 78 millions de Dirhams de pertes en 1998
· ADM veut s'adresser aux marchés financiers
· Péage à l'échangeur de Skhirat à partir de demain


Après dix ans d'existence, la société des Autoroutes du Maroc dresse son bilan. Un bilan quelque peu mitigé si l'on se réfère aux résultats financiers décevants. En effet, à fin 1998, l'endettement de la société s'élevait à plus de 3 milliards de DH.
"Des études sont menées afin de mobiliser des fonds pour faire face aux dépenses d'investissements et d'exploitation", souligne M. Othmane Fassi Fihri, directeur général des Autoroutes du Maroc.
Les besoins de financement du programme autoroutier au cours de la prochaine décennie s'élèvent à 21, 630 milliards de DH, soit de l'ordre de 2,163 milliards de DH/an, représentant plus du double budget annuel moyen d'investissement de la Direction des Routes et de la Circulation Routière.
"Les infrastructures autoroutières demandent de très lourds investissements, qui ne seront rentables que 10 à 15 ans plus tard", ajoute M. Fassi Fihri.

Tentatives non concluantes


ADM fera appel aux emprunts concessionnels pour couvrir une part importante de ses investissements (70%). Le complément devrait provenir de ses fonds propres.
Par le passé, l'Etat a tenté pour deux projets (Casablanca-Kénitra en 1998 et Casablanca-El Jadida en 1998) le recours au privé, par voie de concours internationaux ouverts par leur concession.
"Ces tentatives n'ont pas abouti en raison notamment de conditions inacceptables proposées par les concurrents", affirme M. Fassi Fihri.
L'Etat envisage de reconduire en l'an 2000 cette procédure pour la concession de l'autoroute Tétouan-Fnideq (40 km). Du résultat de cette consultation dépendra l'orientation qui sera prise pour le financement des autres projets.
Pour 1998, le chiffre d'affaires était de 200 millions de DH contre 175 millions en 1997. Quant à l'excédent brut d'exploitation, il est de 104 millions de DH contre 90 millions en 1997. Mais le résultat financier s'est soldé par un déficit de 83 millions de Dirhams, enregistrant ainsi une baisse de 49% due au recul des dotations financières, contre 164 millions de DH en 1997. En définitive, le résultat net de l'exercice 1998 s'est clôturé par un déficit de 78 millions de Dirhams.
Avec un volume cumulé d'investissement, à fin 1998, qui dépasse les 4,2 milliards de Dirhams, financé à hauteur de 74% par des emprunts internationaux, la structure financière de la société demeure fragile. Des études devraient pouvoir apporter une solution à la mobilisation des fonds propres nécessaires à la poursuite du programme autoroutier.

Bonne évolution de la sécurité


Mais au-delà des résultats financiers, ADM a pu, en l'espace de 7 ans (1993-1999), réaliser plus de 360 km d'autoroutes à raison de 50 km/an, contre 80 km en 12 ans lorsque les autoroutes étaient sur le compte du Budget général de l'Etat. "L'année 1998 a marqué un sommet dans l'investissement d'ADM, puisque pour la première fois le seuil du milliard de Dirhams a été franchi dans la construction autoroutière. L'autoroute Rabat-Fès a pu ainsi être mise en service pour plus de deux-tiers de sa longueur et les travaux se sont poursuivis sur les autoroutes Larache-Sidi Al Yamani et Casablanca- Settat", souligne M. Fassi Fihri.
Après le tassement enregistré en 1995 et 1996, la croissance de la circulation routière s'est accélérée dès 1997 et a continué à croître à un rythme soutenu en 1998 respectivement de 7,8, 16,7 et 18,5% sur les autoroutes de Casablanca-Rabat, Rabat-Kénitra et Kénitra-Larache.
Les recettes de péage ont naturellement suivi cette croissance et se montent à près de 190 millions de DH en 1998, en croissance de 12% par rapport à l'année précédente.
"Les transports constituent le nerf de l'économie, 95% des Marocains choisissent la route pour se déplacer, et les 4/5 des marchandises transportées hors phosphates passent par la route", ajoute M. Fassi Fihri.
Au cours de la dernière décennie, le volume du trafic est en accélération considérable, ainsi que le taux de croissance moyen annuel qui est de 6 à 7%, soit un doublement tous les 8 à 10 ans.
Ces situations engendrent des surcoûts importants pour le transport des biens et des personnes dus à des temps de parcours plus longs, coût d'exploitation des véhicules plus élevé. "Les autoroutes dans ce cas sont beaucoup moins coûteuses, et plus particulièrement pour les poids lourds", avance M. Fassi Fihri.
Dans ce sens, ADM va mettre en circulation, pour ses usagers, une carte d'abonnement à partir de janvier 2000.

Fedoua TOUNASSI

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