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Automobile: Sopriam intègre l’occasion dans sa stratégie de vente

Par L'Economiste | Edition N°:1910 Le 06/12/2004 | Partager

Jean-Martin Folz, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, compte développer le marché de l’automobile avec des offres globales, qui vont du neuf à l’occasion, en passant par un SAV de pointe. L’homme qui a réveillé le lion, comme on le surnomme en France, était à Casablanca le 2 décembre pour l’inauguration du show-room de Sopriam. - L’Economiste: Mis à part les utilitaires berlinisés montés localement, est-ce que PSA ambitionne de donner la réplique à la Logan via un projet industriel?- Jean-Martin Folz: Comme vous le savez, nous faisons de l’assemblage au Maroc avec Berlingo, Partner sans oublier le C15. Et nous sommes très satisfait de notre politique d’assemblage local. Cela dit, sur le plan industriel, notre vision est de constater que les accords entre l’UE et le Maroc vont en se développant. Dans ce cadre, les droits de douane qui existaient, et qui existent encore et justifient une politique d’assemblage local, vont baisser progressivement et disparaître. A cet effet, nous ne voyons pas, pour notre part, l’intérêt d’une activité d’assemblage de voitures qui arrivent en caisse et que l’on soude au Maroc. Par contre, nous avons une vraie conviction sur le rôle que le Maroc peut avoir en matière d’industrie automobile. Je crois que ce rôle relève plutôt de l’équipement et des fournitures pour l’industrie auto. Sur ce point, PSA est fière de la contribution majeure qu’elle apporte au développement de cette industrie et des techniques automobiles au Maroc. Nous avons enregistré une croissance de nos achats aux équipementiers marocains. En 2004, nous totaliserons 138 millions d’euros. C’est cela notre vision d’une coopération industrielle avec le pays.- On vous surnomme l’homme qui a réveillé le lion. Pourtant, PSA n’arrive pas à développer le segment prisé des 4x4? - Ce n’est pas que l’on n’y arrive pas, mais c’est parce que nous ne le souhaitons pas aujourd’hui. Rien ne l’interdirait en soi. Le groupe PSA a fait le choix d’un certain nombre d’axes de développement pour ses voitures en tenant compte qu’il est d’abord un groupe européen. Sur 3,4 millions de voitures vendues cette année, 900.000 le sont en dehors de l’Europe. C’est dire que notre stratégie de développement est d’abord fondée sur des voitures européennes. Aujourd’hui, nous n’avons pas de 4x4. Et c’est parce que nous n’y voyons pas, dans nos conditions actuelles, les moyens d’un développement rentable. En Europe, le segment des 4x4 n’est pas un grand marché; en plus, il est très segmenté avec une offre très vaste. Certes, il a progressé, mais il représente à peine un peu plus de 4% du marché européen. Compte tenu de notre vision européenne de développement et de marché, nous n’avons donc pas aujourd’hui de rentabilité dans le développement d’un 4x4 spécifique. Mais nul ne sait de quoi l’avenir sera fait.- Comment vous envisagez le développement du marché de PSA au Maroc?- Pour nous, le Maroc c’est l’Europe. Et c’est dans le cadre de notre politique européenne que se place l’offre de Peugeot et Citroën au Maroc. Nous pensons que ce que nous devons apporter au marché de l’auto marocain, ce sont des voitures modernes, performantes et bien équipées. Encore plus, nous sommes numéro 1 dans l’ensemble du Maghreb et nous souhaitons conserver cette forte position. D’après notre analyse, la clientèle de cette zone attend les mêmes déclinaisons de voitures que celles qui font l’attrait en Europe. Cela dit, je crois que l’attente d’une voiture bon marché est un vrai segment de marché. Mais ce segment, on peut l’aborder de différentes façons. Notre approche à nous consiste à considérer que la voiture d’occasion récente présente un fort potentiel. C’est un marché énorme et considérable. Nous pensons pouvoir organiser un marché de voitures d’occasion de qualité de 1 à 3 ans. Avec des prestations et des équipements de qualité, je pense que nous répondrons à une attente qui n’a pas tout à fait sa réponse sur le marché marocain. Autant ce marché est très évolué sur le neuf, autant l’occasion relativement neuf n’est pas bien organisé. Je pense que c’est une réponse appropriée aux attentes des Marocains.- La position de PSA et les investissements consentis dans le SAV et le show-room laissent entendre que des projets se profilent?- Notre projet ambitieux est de développer fortement les deux marques. Mais en apportant une offre complète de service. Sopriam compte développer une offre globale non seulement de véhicules neufs, mais aussi de SAV de qualité. L’offre complémentaire de véhicules d’occasion récents et bien entretenus, le neuf, le SAV et la rechange de qualité, c’est cette combinaison globale et large qui représentera le devenir du métier de l’automobile. - Et le design dans tout cela?- C’est un vrai sursaut pour la marque Citroën, qui a connu des années pas aussi fastes que son glorieux passé. Nous avons su au cours des dernières années recréer une gamme complète. En témoigne la C4 qui renoue avec une tradition de style différent et innovateur. C’est le cas également des C3 et C3 Pluriel, C2 et puis demain C6 et C1 qui viendront compléter la gamme. Nous avons recréé la gamme et avec le style Citroën. Le tournant a été amorcé avec la Picasso, qui a été la première à donner le signal du renouveau.


La politique du groupe

PSA Peugeot Citroën a vendu cette année 3,4 millions de voitures. Ce qui fait du constructeur le sixième groupe mondial, le deuxième en Europe et bien sûr le premier en France comme au Maroc. «Nous comptons 200.000 salariés dans le monde et un chiffre d’affaires qui a été supérieur, l’an dernier, à 54 milliards d’euros», assure Jean-Martin Folz, président du directoire de PSA. S’il fallait qualifier le groupe, dit Folz, le mot qui nous caractériserait le mieux, c’est la croissance. «Nous sommes un groupe automobile qui connaît depuis quelques années une croissance particulièrement forte. Pour preuve, nous sommes passé de 2,1 millions en 1998 à 3,4 millions cette année. C’est donc une évolution de plus de 50% en 6 ans.Cette croissance, le groupe la doit à une politique de marque. «PSA fonctionne avec 2 marques généralistes directement concurrentes dont nous essayons de tirer le meilleur parti avec l’effet de synergie et plates-formes communes». Il la doit aussi à une politique de produit consistant à introduire sur les marchés mondiaux des voitures aussi séduisantes que possible. «En témoignent les dernières créations, les nouvelles C4, C5, la 607 et en avant-première au Maroc la 1007, qui a connu un véritable succès, avec la C4, au Mondial de l’Automobile», rappelle-t-il.En plus de la politique de marque et de produit, PSA a une politique de développement à l’international. Il s’agit d’abord d’une croissance dans le home-market, l’Europe, et ensuite une croissance dans le reste du monde avec de nouvelles zones de développement comme la Chine et l’Amérique du Sud. Viennent enfin les zones et pays où nous sommes fortement représenté comme le Maghreb et bien entendu le Maroc. Nous sommes numéro 1 au Maroc, avec environ 30% du marché partagés entre Peugeot et Citroën. Cette position est aussi due à la présence depuis 40 ans de Sopriam, filiale de l’ONA, qui a su conquérir une importante part de marché. Propos recueillis parAmin RBOUB

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