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Automobile: L’Est au secours de l’industrie européenne

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Une voiture sur 25 contient des pièces venues de HongrieEn 10 ans, l’automobile est devenue une industrie de croissance décisive pour les pays d’Europe centrale et orientale et constitue un exemple de cette nouvelle division du travail paneuropéenne qui a aidé les constructeurs du Vieux Continent à rester dans la compétition globale.«Au début des années 90, l’industrie automobile européenne perdait rapidement du terrain face à ses concurrents étrangers», rappelle l’économiste du Centre for European Reform, Katinka Barysch.A la suite de Volkswagen, les industriels européens, dont Renault et PSA, ont entamé une ruée vers l’Est, suivis par les Américains, les Coréens et les Japonais et une nuée d’équipementiers.«En 2007, la Slovaquie produira plus de voitures pour mille habitants que n’importe quel autre pays du monde», souligne Barysch.La République tchèque, où Volkswagen a investi 3,5 milliards d’euros dans Skoda pour en faire la première entreprise du pays, produira bientôt un million de véhicules par an. Une voiture sur 25 fabriquée dans le monde contient des pièces venues de Hongrie et 850.000 boîtes de vitesse sortent chaque année d’usines polonaises. L’automobile représente 20% des exportations de ces pays vers l’UE-15. «Pour l’industrie automobile allemande, de loin le plus gros investisseur à l’Est, le déplacement de la production a aidé à réduire les coûts et à restaurer la compétitivité», analyse l’économiste.«Toutefois, ajoute-t-elle, l’importance de l’élargissement pour le secteur automobile ne doit pas être surestimée». Cette industrie, globalisée par excellence, joue sur tous les continents.Un étude de la Bundesbank indique que sur les 100 milliards d’euros investis à l’étranger par les constructeurs allemands jusqu’à 2002, 85% l’ont été aux Etats-Unis et le reste dans la Vieille Europe, avec une part grandissante en Chine. L’impact sur l’emploi en Allemagne est resté jusqu’à ce jour modeste, une goutte d’eau dans l’océan du chômage allemand.«De nombreux emplois dans la recherche, le design et la production à haute valeur ajoutée ont été préservés ou créés dans la Vieille Europe» grâce à ce mouvement, explique l’économiste. Synthèse L’Economiste

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