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Austerlitz rejouée 199 ans après

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Ils sont venus avec armes et bagage de plus de dix pays d’Europe. Les plus riches ont acheté leur équipement pour 3.000 eurosDans un brouillard glacial, au son des canons, quelque 850 passionnés d’histoire militaire ont rejoué le 27 novembre à Austerlitz la bataille la plus fameuse de Napoléon, qui s’était soldée par une victoire éclatante il y a 199 ans. Ils sont venus avec armes et bagage de plus de dix pays d’Europe pour faire revivre un combat sanglant qui avait opposé les troupes françaises aux alliés russes et autrichiens, le 2 décembre 1805, un an jour pour jour après le sacre de Napoléon comme empereur.Fantassins, artilleurs ou cavaliers, ils portent les costumes bigarrés de l’époque. Les couleurs étaient alors nécessaires pour que les chefs puissent mieux identifier leurs troupes. Les plus riches ont acheté leur équipement pour 2.000 à 3.000 euros, fusil compris. Les plus pauvres ont presque tout fabriqué eux-mêmes, en copiant avec minutie les originaux. Pendant près d’une heure, sous la colline de Santon, où le maréchal français Jean Lannes avait disposé ses canons, Russes et Autrichiens tiennent bon face aux Français, sous les yeux de milliers de spectateurs. “Nous avons un scénario minute par minute”, explique Miroslav Jandora, président du projet Austerlitz 2005.Paradoxalement, aucune association française ne prend part aux commémorations. Ce sont des Belges, des Polonais, ou des Allemands, particulièrement nombreux, qui forment le gros des troupes napoléoniennes. Et malgré les blessures de l’histoire récente, ce sont des Tchèques qui jouent les Russes.Jusqu’à la fin du communisme en 1989, seules quelques célébrations mineures avaient lieu aux alentours du 2 décembre. Mais depuis quinze ans, la bataille est désormais reconstituée chaque année avec un succès grandissant.Luigi Suttini, un avocat italien, habillé en fantassin, est venu cette année pour la première fois. C’est un admirateur enthousiaste de Napoléon, un dirigeant pourtant largement controversé. “Je suis ici pour l’amour de la patrie”, explique-t-il, “avec Napoléon Ier, nous, les Italiens, nous avons vu pour la première fois la possibilité d’être réunis. Il nous a donné l’idée de la liberté”.Directeur d’école à la retraite, David Banks répond aux critiques que suscitent ces reconstitutions. “Nous sommes conscients que ceci est un spectacle, alors qu’en réalité c’était un carnage”, dit cet Anglais qui préside l’European Napoleonic Society (Association napoléonienne européenne). A Austerlitz, en une seule journée, au moins 15.000 soldats sont morts sur les 150.000 qui ont combattu, estiment les historiens. “Nous ne glorifions pas la guerre, comme certains nous le reprochent, nous rendons hommage à ceux qui ont fait le sacrifice ultime”, dit-il.Les organisateurs donnent déjà rendez-vous l’an prochain pour le bicentenaire de la bataille. “Nous devrions avoir plus de 3.000 soldats sur le champ de bataille”, dit Miroslav Jandora. Des associations des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande et même de Chine ont demandé à venir. Une aubaine pour la Slavkov/Austerlitz, qui mise à fond sur son passé, pour attirer les touristes. (AFP)

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