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Audiovisuel: L'appel d'offres du SAP divise les maisons de production

Par L'Economiste | Edition N°:501 Le 06/05/1999 | Partager

· La régie publicitaire de la TVM veut instaurer plus de compétition

· Une action de forme en attendant une réforme en profondeur

· Les agences de publicité associées dans le nouveau contrat


Transparence et égalité des chances entre les différentes agences de production. C'est l'expression qui revient souvent dans les propos de M. Mustapha Alaoui, directeur général du Service Autonome de Publicité (SAP), la régie publicitaire de la première chaîne de télévision publique pour justifier l'appel d'offres lancé par son établissement la semaine dernière. La démarche consiste à mettre en compétition (par voie d'appel d'offres) les différents producteurs des émissions télé en procédant à une préqualification.
A la publication de l'appel d'offres, les réactions des uns et des autres ne se sont pas fait attendre. Dans la profession, le principe en lui-même n'est pas contesté. L'initiative même est saluée par certains qui espèrent qu'elle introduira plus de transparence en mettant fin aux "traitements de faveur" et aux "pratiques malsaines" dont souffre cette activité. A titre d'exemple, des producteurs proposent dans leur argumentaire commercial aux agences et aux annonceurs de ne pas payer la taxe d'écran.

Chasse gardée


D'autres producteurs en revanche voient dans la démarche de la régie publicitaire de la TVM une "attaque" à leur égard. En réalité, une menace pour ce qu'ils considèrent à tort comme leur chasse gardée. "On pourra peut-être reprocher au SAP son déficit de pédagogie..., mais probablement pas son désir d'injecter le maximum de transparence", indique un professionnel qui souscrit à la procédure du SAP. "Le dossier administratif de l'appel d'offres n'a rien d'exceptionnel. Il répond aux normes classiques de toute entreprise qui se respecte", confie le DG d'une entreprise de production casablancaise, parmi les plus importantes du secteur.
Auprès des publicitaires, le principe de mise en concurrence des maisons de production ne suscite pas encore de réaction particulière. "Cet appel d'offres est d'une action de forme, l'essentiel est d'engager une réflexion de fond sur cette activité et ses rapports futurs avec les agences de communication et les annonceurs", confie M. Mohamed Laroussi, DG d'Avenir Conseil.

Nouvelle formule de partenariat


Sur la question des critères qui retiendront l'attention du SAP, M. Alaoui précise qu'il s'agit d'un ensemble d'éléments qui concernent aussi bien les tarifs que les références. "Notre ambition est de donner la possibilité aux meilleurs producteurs pour collaborer avec la TVM", poursuit-il.
Mais c'est son application sur le terrain qui laisse plusieurs professionnels sur leur faim. A part le volet administratif de l'appel d'offres, le dossier technique risque d'exclure plusieurs prétendants dans la mesure où ils ne disposent pas encore de références.
S'ajoute à cela l'audience des émissions réalisées auparavant. Un élément qui pénalise de nouveaux entrants. Parallèlement à l'appel d'offres, le SAP veut instaurer une formule tripartite entre d'une part l'agence de publicité, celle de production, l'annonceur et, d'autre part, la TVM et le SAP.


Le marasme persiste


Dix entreprises (PME) occupent le marché de la production audiovisuelle. Ce dernier vit dans le statu quo selon les professionnels. Depuis plusieurs années, il n'y a pas eu de nouvelles émissions. C'est un indice de difficultés du secteur, confie M. Farid Benyakhlef, administrateur-délégué de Recom Production. L'APA (Association des Producteurs de l'Audiovisuel), comprenant l'essentiel des entreprises du secteur, a saisi dernièrement le Ministère de la Communication pour exprimer ses revendications. Vient en premier lieu la mise en place des dispositifs visant à appuyer les producteurs comme c'est le cas pour le cinéma. Elle attend toujours la réponse de la tutelle. o

Mohamed DOUYEB

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