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    Au petit déjeuner d'enjeux : M Marc Piérini: "Les manifestations d'agriculteurs européens contre les produits marocains sont des actions isolées"

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    Le marché unique entre en vigueur le 1er Janvier. Il soulève quelques inquiétudes pour l'exportateur marocain. M. Marc Piérini, Ambassadeur de la CEE au Maroc, a expliqué aux opérateurs économiques venus partager ce "Petit Déjeuner d'Enjeux", son impact sur l'entreprise marocaine. Les dirigeants européens n'ont pas choisi l'harmonisation de toutes les législations, a affirmé M. Piérini, représentant la Communauté Européenne à Rabat. Cette voie est uniquement choisie dans les cas où la santé du consommateur est en jeu. En dehors de cette situation en France par exemple, c'est la législation française qui est appliquée. "Cela a une implication positive pour l'exportateur marocain", a affirmé le diplomate européen, précisant par ailleurs que "l'acceptation des produits sur le marché français vaut leur acceptation sur les autres marchés".

    Les relations commerciales posent cependant d'autres problèmes, notamment celui des voyages d'affaires. En ce sens, l'animateur a expliqué que la procédure de délivrance des visas est simplifiée. En effet, les accords de Schengen, qui lient huit pays de la CEE, ont permis de standardiser les procédures. Ces accords permettent, à un détenteur de visa délivré par un pays signataire, de circuler librement dans les autres (après avoir transité par le pays qui a délivré le visa). Toutefois, M. Piérini a précisé que cette simplification règle la question de l'accès, mais non celle du permis de travail pour les candidats à l'émigration.

    Fluidité de l'information

    L'emballage constitue aussi une autre source d'inquiétudes, d'autant que les législations européennes deviennent de plus en plus contraignantes. M. Piérini a expliqué qu'il y a une reconnaissance mutuelle des réglementations. Cependant, elles s'imposent à tous et non seulement aux exportateurs marocains. Le problème réside tout simplement dans la fluidité de l'information. Dans cette optique, un centre d'information sera installé à Casablanca. Une coopération en matière de standard et de normalisation est déjà entamée, indique-t-il.

    En ce qui concerne les relations Maroc-CEE, elles connaissent actuellement une évolution positive. Le projet de mandat de négociation a été adopté par la Commission. La différence entre les deux versions se situe dans le domaine juridique, a démontré le diplomate européen. En effet, si dans la première il était question de partenariat, dans la seconde, c'est le terme d'association qui a été retenu. En effet, la CEE a besoin d'un environnement stable pour progresser, a souligné M. Piérini. Et de préciser que le Maroc se trouve dans le premier cercle des pays en relation avec la Communauté.

    Il a révélé que le projet de directives pour les négociations Maroc-CEE comprend quatre volets: le dialogue politique, la coopération économique et financière, la coopération culturelle et la zone de libre échange.

    Accès libre

    Selon le conférencier, le dialogue qu'avec le Japon, la Russie ou certains pays de l'Est. En ce qui concerne la coopération économique et financière, elle sera multipliée, indique le représentant de la CEE. La structure de l'accord est taillée comme pour la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, a-t-il affirmé. Il a souligné par ailleurs que le libre échange n'est qu'un des piliers de ce projet d'association. Dans ce cadre, les produits industriels marocains, à l'exception des pantalons, accèdent librement au marché européen. Du point de vue agricole, le libre échange n'existe que dans la Politique Agricole Commune. Les conditions d'accès des produits marocains sont liées à la conclusion de l'Uruguay Round. Toutefois, des régimes préférentiels ont été déjà consentis. De plus, des améliorations ont été apportées dans le mandat de négociation, même si elles sont en-deçà des demandes marocaines, indique M. Piérini. Dans ce cadre, il a fait comprendre que seule la qualité des produits fait l'efficacité d'une politique d'exportation. En outre, indique-t-il, un effort de diversification géographique devra être entrepris.

    En réponse à une question relative aux dispositions mises en place pour faire respecter les accords, il a précisé qu'il n'y a aucune entrave. Et d'expliquer que les manifestations d'agriculteurs européens ne constituent que des actions isolées menées par de petits exploitants.

    A.D.N.

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