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    Economie

    Au cœur de l’industrie du sang
    Plus de 16 millions de donneurs potentiels

    Par L'Economiste | Edition N°:2833 Le 04/08/2008 | Partager

    . Seuls 186.000 ont fait don de leur sang. Casablanca et Rabat en tête avec plus de 50% des donsUne matière première pas comme les autres, chargée d’une symbolique très forte: le sang. La collecte, la production et le conditionnement de ces tissus biologiques liquides, constituent un casse-tête permanent. Au Maroc la demande de sang est en progression continue d’année en année. Le nombre de produits sanguins livrés en 2007 était de l’ordre de 178.942 pour les hôpitaux contre 65.329 pour les cliniques. Alors qu’en 2006, 156.424 ont été livrés aux hôpitaux et 58.263 aux cliniques. «A l’heure actuelle le sang collecté répond largement à la demande», souligne Abdeljalil Ouanaïm, directeur adjoint du centre national de transfusion sanguine. En 2007, le nombre de produits sanguins livrés était de l’ordre de 244.271 contre 387.332 collectés.La collecte est basée sur le bénévolat, un système qui fait quasiment l’unanimité. Les campagnes lancées par le centre national de transfusion sanguine mettent autant l’accent sur la fidélisation des donneurs existants que sur le recrutement de nouveaux bénévoles. Il y a au Maroc près de 16,3 millions de donneurs potentiels, mais seulement 186.000 personnes ont fait don de leur sang. En 2007, les 16 centres régionaux de transfusion sanguine que compte le pays ont collecté 495 poches de sang par jour, soit un total de 176.155 poches de sang, contre 168.613 en 2006. Ce qui constitue une augmentation de 4,5%, l’équivalent de 70.462 litres de sang en 2007 contre 67.445 litres en 2006. Casablanca reste de loin la 1re région du royaume en termes de collecte de sang avec plus de 50.074 poches collectées en 2007, l’équivalent de 20.029 litres. En deuxième place se trouve Rabat avec 40.813 poches collectées, l’équivalent de 16.325 litres. A elles seules, ces deux régions totalisent plus de la moitié des dons réalisés sur l’ensemble du royaume. Les 14 centres restants ont collecté durant l’année dernière 85.268 poches de sang, l’équivalent de 34.107 litres.Cette différence de taille s’explique par la densité de la population dans ces deux villes, mais également par la disponibilité des moyens techniques destinés à la collecte de sang. Sur l’ensemble des donneurs en 2007, 5 à 6% ont été écartés parce qu’ils ne sont pas aptes à donner leur sang. La réglementation en vigueur est formelle, les personnes qui ne peuvent pas donner leur sang sont notamment les sujets souffrant de néphropathies, diabète, hépatite, ulcère, Sida et cancer. Mais également les toxicomanes par voie intraveineuse et les personnes ayant séjourné en zone impaludée. «Après analyses, environ 13% du sang collecté est rejeté», explique Ouanaïm.Le sang total collecté est séparé en trois constituants principaux appelés produits sanguins labiles: concentré de globules rouges, concentré de plaquettes et plasma. Le fractionnement du plasma collecté au Maroc se fait au laboratoire français de biotechnologies pour fabriquer des médicaments dérivés du sang.«L’envoi annuel de 6.000 litres de plasma constitue une économie de plus de 11 millions de DH», souligne Ouanaïm. L’année dernière, les 16 centres régionaux de transfusion sanguine du royaume ont préparé 387.332 produits sanguins labiles contre 366.567 en 2006.Pour rappel, le sang est gratuit. C’est peut-être le cas pour le don, mais pour l’acquisition les malades devront débourser quelque 360 DH par poche. «Ce tarif fixé par voie réglementaire permet de couvrir seulement une partie des frais de la poche, des analyses, de la séparation et du stockage du sang», souligne Ouanaïm. Le prix réel avoisine les 800 DH. Saad Souleymane BOUHMADI

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