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Politique

Attentats de Casablanca
Les enquêteurs essayent de remonter une éventuelle piste internationale

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

. Les renseignements divulgués par Robert Richard ont été qualifiés d'«importants«Les comparutions des suspects devant le procureur du Roi près la Cour d'appel de Casablanca se multiplient. Les enquêtes et les interrogatoires se poursuivent devant le juge d'instruction et la brigade nationale de la police judiciaire.Selon des sources judiciaires, le Français Robert Richard Antoine Pierre «a fait preuve de coopération totale avec les enquêteurs«. Sans dévoiler la teneur exacte de ses aveux, ces mêmes sources ont affirmé qu'il a divulgué des renseignements importants nécessaires à la remontée de la filière terroriste responsable des attentats meurtriers de Casablanca, le 16 mai dernier.Et pour cause, un éventuel lien avec des commanditaires, marocains ou étrangers, installés à l'extérieur du Maroc, est le souci premier des services chargés de l'enquête.Le frère de Robert Richard Antoine Pierre a été relâché après que la police française l'ait interrogé sur les activités de son frère. Egalement converti à l'islam, il n'a apparemment aucun lien avec cette affaire.Aujourd'hui, bien que ces attentats portent la signature du terrorisme international, les arrestations n'ont touché que des activistes opérant à l'intérieur du territoire national. «Leurs complices étrangers seront bientôt démasqués«, assurent des sources sécuritaires. Pour cela, le Maroc sollicitera l'aide des Etats européens amis dont les services de sécurité devront suivre les pistes que les suspects leur ont indiquées. Plusieurs groupuscules extrémistes marocains sont présents sur les sols français, espagnol, belge et hollandais. Même si l'enquête ne l'a pas encore démontré clairement, ces groupes sont soupçonnés d'être derrière l'endoctrinement des kamikazes et la préparation des attentats. Jusqu'à présent, aucun Marocain résident à l'étranger n'a été mis en cause dans les attentats du 16 mai. Il est probable que les autorités marocaines n'ont pas encore rassemblé les preuves suffisantes pour «convaincre« les services étrangers de procéder à ces arrestations.Depuis quelques jours, les sorties médiatiques des membres du gouvernement se font de plus en plus rares.A noter que les informations divulguées pas les accusés ne seront pas toutes diffusées par la presse. Pour des raisons sécuritaires évidentes et pour le bon déroulement de l'enquête, «le Maroc ne va pas gaspiller toutes ses cartouches«, affirment des sources bien informées.En attendant, plus d'une cinquantaine de personnes sont actuellement recherchées. Leurs portraits ont été placardés à l'entrée de plusieurs tribunaux. Ils sont tous marocains. Certains avaient affirmé que même des étrangers seraient activement recherchés. Parmi eux, des Français et des Belges. Mais au ministère de la Justice, on assure que ces informations sont totalement infondées. Pour sa part, Mohamed Fizazi, arrêté le mercredi 28 mai dernier, est incarcéré à la prison civile de Salé. Il est régulièrement conduit à Casablanca où le juge d'instruction l'interroge sur les faits qui lui sont reprochés, notamment de faire l'apologie des attentats du 16 mai.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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