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Politique

Attentats de Casablanca
Hassan Qarib, le capitaine Courage de l'hôtel Farah

Par L'Economiste | Edition N°:1531 Le 03/06/2003 | Partager

. Les quatre enfants de l'ex-vigile ne réalisent pas encore la mort de leur pèreSans cette banderole où est écrit “famille du Martyr Qarib” hissée à l'entrée d'un grand immeuble nommé Assaâda, la maison est difficilement repérable. A Sidi Moumen, petits et adultes pensent que Hassan s'est sacrifié pour sauver des vies humaines. Dans cette partie de Casablanca particulièrement peuplée, une bande d'enfants jouant au football nous indiquent l'étage où habitait Qarib. L'appartement se trouve au rez-de-chaussée. C'est sa femme qui nous reçoit toute de blanc vêtue bien évidemment, signe de deuil. Abattue par la mort de son mari, Zahira cherche ses mots. «Que vais-je dire de Hassan et pour quelle raison? Il est mort, c'est la seule réalité amère qui s'impose aujourd'hui«, soupire-t-elle. La nuit tragique des attentats, Hassan s'est trouvé devant l'entrée de Farah par ironie du sort. Il remplaçait un collègue de travail parti faire sa prière. «Quand il a vu les trois kamikazes, il s'est douté de leurs intentions, il les a bloqués à la porte avec détermination. Ce qui a amené l'un d'eux à le poignarder et c'est là que Atef (un bagagiste mort aussi) est intervenu«, raconte Zahira. Né en 1959, Hassan a 4 enfants: Hafsa, âgée seulement de 6 ans, Oussama 3 ans et deux gémeaux d'un an. Installé depuis seulement un an et demi dans son nouveau logement, Hassan n'a pas eu le temps de réaliser le bonheur d'avoir un chez-soi. Il s'était fixé comme objectif d'assurer à ses enfants un toit convenable. L'appartement composé de 2 pièces et un petit salon est très convivial. Les quatre enfants ne réalisent pas la mort du père. Ils la perçoivent seulement à travers les cris et les pleurs des gens qui viennent présenter leurs condoléances. Hafsa a par exemple les yeux rivés sur l'effigie de son père accrochée au milieu du salon. Elle cherche à comprendre. Elle rompt son silence par une question éloquente: Quand papa va-t-il revenir? Zahira essaie d'assurer. «Je réponds toujours qu'il est dans l'au-delà, au paradis«, explique-t-elle. Une réponse pas toujours convaincante pour une enfant de 6 ans, qui n'assimile pas encore les choses existentielles. Zahira porte un lourd fardeau. Elle cherche à travers ses discussions avec les gens à se rassurer. L'avenir paraît très incertain. La prise en charge de quatre enfants est une tâche difficile à gérer. Au milieu de tout cela, Zahira s'attend à une généreuse indemnisation de la part de la direction de l'hôtel. Des promesses ont été faites dans ce sens, mais rien n'est encore officiellement confirmé. Hayat KARIM ALLAH

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