×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Attentats de Casablanca
Benaddi: «Nous sommes anéantis psychologiquement et matériellement»

Par L'Economiste | Edition N°:1532 Le 04/06/2003 | Partager

. La famille n'est pas préparée à changer de mode de vie C'est dans une résidence luxueuse d'un quartier huppé de Casablanca qu'habite la famille Benaddi. L'entrée de l'appartement donne sur deux salons meublés avec goût, qui rappellent les anciens ryads de Fès. Les chambres des filles sont soigneusement décorées, les fenêtres drapées de rideaux en satin. Né en 1954, Larbi Benaddi était un homme d'affaires qui touchait à tous les secteurs, et surtout à l'immobilier. Mort dans les attentats perpétrés à la Casa de España la nuit du vendredi 16 mai, Larbi a trois filles: Rima 15 ans, Marwa 13 et Sabrine 7 ans. Sa mort brutale reste inconcevable pour sa femme Rachida. Cette dernière a été hospitalisée pendant cinq jours dans une clinique privée à Casablanca. «Quand j'ai entendu les explosions, j'ai cru qu'un orage se préparait. J'ai essayé d'avoir des informations par n'importe quel moyen, mais en vain. Le matin, j'ai fait le tour des hôpitaux et cliniques, mais personne ne m'a informée. Ce n'est qu'à midi qu'un responsable à la morgue m'a confirmé sa mort», explique-t-elle. Larbi était avec d'autres copains qui ont connu le même sort. Cette nuit-là, il avait promis à sa fille Rima de rentrer tôt. Une attente qui se transformera en séparation. Ses trois filles supportent mal sa mort. L'aînée extériorise sa souffrance à travers son journal, qu'elle garde jalousement entre ses mains. Elle accepte difficilement de lire un poème dédicacé à son père. Emouvants, les vers dénotent un profond désarroi. «A sa mort, notre vie s'est arrêtée; l'avenir de mes filles est devenu plus qu'incertain. Psychologiquement, je suis anéantie et matériellement, je ne sais comment gérer ses affaires ni qui va le faire. Je n'étais au courant de rien et tous ceux qui l'entouraient ont disparu», se désespère Rachida. Le trajet est long et plein d'embûches. La compassion commence à disparaître. «J'espère que les familles des victimes ne seront pas reléguées aux oubliettes. J'invite les âmes généreuses à créer un organisme caritatif ou un fonds dont les bénéfices serviront à soutenir les familles affectées par ce terrible drame. La protection des intérêts des familles des victimes ne peut se faire individuellement, c'est un drame qui concerne tous les Marocains».Hayat KARIM ALLAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc