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Atcom/Mosaïk: Les dessous d’une alliance
Entretien avec Moncef Belkhayat, président du directoire d’Atcom

Par L'Economiste | Edition N°:2739 Le 20/03/2008 | Partager

. Objectif: aller dans 53 pays africains d’ici 2020. Le management de l’agence maintenuDeux mois après sa création, Africa Teldis & Communication (Atcom), la nouvelle filiale du groupe Finance.Com vient de réaliser sa première opération. Rachat de 51% et rapprochement de son pôle Médias & Communication avec l’agence Mosaïk. Un grand pôle de communication africain est né.- L’Economiste: Qu’est-ce qui a motivé ce rapprochement entre Atcom et l’agence Mosaïk?- Moncef Belkhayat: Je tiens à rappeler que Atcom est un véhicule d’investissement doté d’un capital de 100 millions de DH. Nous opérons dans trois activités principales que sont les télécoms, la distribution et les médias-communication. Depuis la création d’Atcom, nous avons réfléchi à une vision pour les trois métiers. Nous avons donc décidé de commencer par cibler plusieurs entreprises pour développer un grand pôle de communication et médias. L’ambition est de dimension continentale. Nous comptons aller vers 53 pays africains d’ici 2020, à raison de 3 pays par an. C’est réalisable! Car aujourd’hui le groupe est déjà implanté directement ou indirectement à travers 15 pays. C’est donc un grand pôle de communication africain qui est né.- Quel est le profil d’entreprises qui vous intéresse le plus?- Les entreprises que l’on cible à travers cette vision doivent avoir des fondamentaux. Le choix de Mosaïk se justifie par son expérience en conseil en communication, les relations publiques et le volet institutionnel. De ce point de vue, c’est Mosaïk qui correspond le mieux à notre vision. En plus de cela, il y a l’avantage de la qualité des ressources humaines et du management qui peut s’adapter à notre démarche continentale. La plupart des autres agences de la place n’auraient pas pu accepter une prise de participation majoritaire, compte tenu de la structure de leur actionnariat. Or, le principe d’acquisition de notre groupe est de 51% au minimum. - Mais qu’est-ce que cela implique pour le management, l’organigramme et l’actionnariat de Mosaïk? - D’abord, nous avons décidé le maintien des dirigeants. Monique El Grichi reste DG et Denis Germain, directeur conseil. Pour sa part, Hamid El Kadiri a le droit de capital s’il le souhaite. Mais une chose est sûre, il restera pour nous un sleeping partner. Autrement dit, un membre fondateur qui maîtrise parfaitement le métier et un allié de taille. On maintient aussi un comité exécutif formé de cadres de l’agence qui gardent une totale indépendance. - Mosaïk est donc appelée à se redéployer sur le plan continental pour accompagner le groupe…- L’axe principal de notre stratégie porte sur l’affiliation à une grande marque internationale. Nous n’avons pas fait ce rapprochement uniquement dans une ambition locale. L’idée est d’accompagner une stratégie de développement africaine. Un plan de développement sera élaboré ainsi qu’une campagne de communication pour le recrutement de différents profils, des talents, des créatifs de différentes nationalités qui peuvent s’adapter rapidement. De par ses interventions, Mosaïk aura la possibilité d’installer différentes agences, notamment dans les pays où nous sommes déjà présents. Mais pas seulement, il va falloir aussi travailler de manière indépendante avec tous les grands groupes marocains implantés en Afrique ou qui ont une stratégie de développement africaine, notamment l’ONA, Maroc Telecom, Méditel, RAM, Groupe Chaâbi, Groupe Jet, Holmarcom… Ce rapprochement devra créer de la valeur et accompagner l’ensemble des grands groupes nationaux impliqués dans la dynamique africaine. - Quel sera le sort du portefeuille de l’agence au Maroc?- Justement, il se trouve que dans le périmètre de Mosaïk, il y a des clients des groupe Attijari, BMCE Bank… L’idée sur le Maroc sera de maintenir les clients en apportant plus de synergie. Bien entendu, pour des considérations éthiques, on insiste à ce que l’équipe dirigeante soit complètement indépendante de l’actionnariat. C’est clair, nous tenons à avoir une séparation entre les aspects stratégiques et les aspects opérationnels.


Filiales, hubs et synergie

Dans les deux ans à venir, Atcom procèdera à la création d’agences Mosaïk dans plusieurs pays. Moncef Belkhayat annonce déjà les pays suivants: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Sénégal, Angola, Tanzanie, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Kenya, Madagascar, Mali, Niger, Ouganda, RDC et enfin Cameroun, Congo Brazzaville, Togo, Mali et Ghana. L’installation ne se fera pas forcément via des agences, mais aussi à travers deux hubs régionaux. Le tout sera piloté à partir de la plate-forme de Casablanca. L’on parle d’un hub francophone probablement à partir de Dakar, et d’un autre en Afrique anglophone. L’objectif est de faire jouer des synergies entre filiales. Atcom est en discussion avec d’autres partenaires potentiels pour des synergies supplémentaires en amont et en aval des métiers de Mosaïk. Propos recueillis par Amin RBOUB

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