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Un grand malade nommé accident du travail

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. Dans un marché dynamique, l’avenir de cette branche est désormais poséA en juger par les données du premier semestre de l’année, le marché de l’assurance est sur le même trend que l’économie générale. Toutes activités confondues, les primes émises par les 13 compagnies qui opèrent au Maroc s’élèvent à 7,4 milliards de dirhams. Le dynamisme du marché est entretenu par les couvertures dommages, avec une montée en puissance particulière de l’automobile. La branche auto, qui avec l’AT et l’assurance maladie sont les deux couvertures obligatoires, surfe sur un mouvement d’extension de la motorisation dans le pays. Cette relative prospérité secteur cache des disparités et le mal-être de certaines branches. Ce qui se passe pour la branche «accident du travail» est une source d’inquiétude. La généralisation de cette couverture a accentué l’évasion au point où les assureurs s’étonnent que le nombre de personnes couvertes a baissé après l’entrée en vigueur de la loi alors que c’est le contraire qui devrait se produire. A l’évidence, la «contrebande sociale» prospère. Où sont donc passés les inspecteurs du travail dont le rôle est de s’assurer du respect de la législation sociale? De même, la manière dont le mécanisme de règlement des sinistres fonctionne depuis des décennies est un véritable scandale. A la lourdeur de la procédure s’ajoute la fraude qui gangrène toute la branche et met en péril le système entier. Des IPP de complaisance, de l’impossibilité de contre-expertise alors qu’en face, la fraude connaît une métastase. Tous les ingrédients sont réunis pour faire exploser tout le système. Les opérateurs demandent, à juste titre, une réforme en profondeur de la loi sur les AT. Reste à savoir s’ils vont être entendus au moins sur une partie de leurs requêtes. En revanche, la réflexion engagée pour rendre obligatoire la couverture du risque catastrophes naturels est une excellente nouvelle. Le souvenir d’Al Hoceïma est encore frais, comme certes lointain celui d’Agadir. Les pouvoirs publics vont ainsi se donner les moyens de gérer les calamités.A. S.

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