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Assurance-maladie obligatoire: Les médecins du secteur public s'en mêlent

Par L'Economiste | Edition N°:518 Le 31/05/1999 | Partager

· Un projet pourrait être instauré en parallèle pour les personnes indigentes
· Des réformes nécessaires pour faire bénéficier l'hôpital de la couverture médicale


L'assurance-maladie obligatoire n'intéresse pas uniquement les opérateurs privés. Les médecins du secteur public et spécialistes dans l'économie de la santé ont aussi leur mot à dire sur ce dossier. Ces derniers mettent l'accent sur les grands absents du débat: la population et particulièrement les personnes indigentes. C'est du moins ce qui ressort de la journée d'étude organisée samedi dernier par la Fondation Abderrahim Bouabid pour les Sciences et la Culture sous le thème "L'hôpital public au Maroc: Identité et missions".
Selon M. Najib Guedira, économiste et enseignant à l'Université Mohammed V, le projet de l'assurance-maladie obligatoire doit être accompagné par un autre projet pour les personnes économiquement faibles. Toutefois, cet avis n'est pas partagé. La raison en est les différences de niveaux dans l'accès aux soins qu'il pourrait instaurer. "Ce système pourrait être envisagé en tant que solution transitoire. Les personnes économiquement faibles devraient être intégrées par la suite dans le régime de l'AMO", souligne M. Abdelkrim Bennis, président honoraire de la Société Marocaine des Sciences Médicales. La mise en place d'un système pour les malades indigents permettra d'évaluer le coût des soins qui leur sont prodigués. "Il s'agit en fait d'allouer le financement nécessaire à cet effet aux différents hôpitaux", estime M. Guedira.
Autre point, le risque de dérive financier que l'AMO pourrait entraîner. Un dilemme se pose à ce niveau. "Si on autorise l'hôpital à être payé à l'acte, le régime de la couverture médicale pourrait couler. Le même scénario s'applique également si on croit que l'hôpital public pourrait entrer en concurrence avec le privé", estime M. Guedira.
La solution selon lui serait de mettre en place une convention qui autorise l'hôpital à prélever une dotation sur l'assurance-maladie. Un système d'accompagnement pour la répartition de cette dotation entre les hôpitaux devra également être envisagé par le Ministère de la Santé Publique. C'est dire aussi que des réformes doivent être entreprises pour permettre à l'hôpital de bénéficier de l'assurance-maladie.
Point important, "les préoccupations du Ministère du Développement Social qui consistent à mettre en place un système complet de sécurité sociale sont différentes de celles du MSP", estime M. Guedira. Mais en raison des contraintes financières au niveau notamment du secteur public et privé, l'AMO n'apporterait pas de progrès en matière d'accès aux soins. La raison consiste dans la conception du système qui reste minimaliste.

Khadija MASMOUDI

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