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Assurance-maladie obligatoire: La CGEM conteste le choix de Alioua

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· Pour le patronat, le gouvernement n'a pas encore tranché

· Médecins et cliniques privées montent au créneau


IL faut reprendre tout à zéro. C'est bien ce que semblent proposer patronat, assureurs, et producteurs de soins privés sur la question de l'assurance-maladie obligatoire. Au cours de la conférence de presse organisée par la CGEM vendredi 14 mai, assureurs, représentants des médecins et des cliniques, qui se sont associés à l'occasion, ont «appelé à une vaste concertation pour un système pluraliste d'assurance-maladie». Ils proposent de revenir au principe du dialogue social afin de trouver le système d'assurance-maladie le plus adapté.
Fait important: la CGEM considère que le gouvernement n'a pas encore tranché sur cette question, autrement dit qu'il n'a jamais affirmé ouvertement vouloir déléguer la gestion du régime pour les salariés du privé à la CNSS.
L'on rappellera que le scénario bipolaire, CNSS pour le privé, CNOPS pour le public vient d'être annoncé par M. Khalid Alioua, ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. C'était au cours de la conférence de presse qui s'est tenue le 5 mai dernier(1). M. Alioua avait alors été suffisamment clair: "les compagnies d'assurances peuvent toujours s'occuper de la couverture complémentaire. Etant donné que la couverture médicale sera obligatoire, le mieux est que sa gestion soit déléguée à un établissement public", avait déclaré le ministre. Le porte-parole du gouvernement avait également promis de concrétiser le projet d'assurance-maladie obligatoire. La trame juridique est d'ailleurs en cours d'élaboration.

Patronat, assureurs et producteurs de soins privés ne l'entendent pas de cette oreille. "Nous sommes contre les monopoles. Nous sommes plutôt favorables à une gestion pluraliste", souligne M. Abdelhak Sedrati, président de la Commission Sociale au niveau de la CGEM. "Seule une gestion pluraliste peut garantir la qualité et permet de sanctionner les gestionnaires incompétents", poursuit-il. Dans le sillage, la CGEM propose également la mise en place d'un organisme de régulation unique. Sur un autre registre, les conférenciers considèrent qu'il est difficile pour la CNSS d'être gestionnaire et en même temps producteur de soins. A ce niveau, le problème des polycliniques a refait surface encore une fois et ce, d'autant plus que le déficit de ces dernières est généralement épongé par les fonds des salariés.
La CNSS n'est pas l'unique organisme à avoir été critiqué. La CGEM a également passé en revue les problème de la CNOPS, en particulier les retards de paiements. D'ailleurs, le patronat considère aujourd'hui que les problèmes de la mutuelle des fonctionnaires doivent servir de leçon pour le privé.

Khadija MASMOUDI


(1) Voir L'Economiste n° 500 du 6 mai 1999.

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