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    Economie

    Assurance-maladie obligatoire: Après les cliniques, au tour des médecins privés de réagir

    Par L'Economiste | Edition N°:511 Le 20/05/1999 | Partager

    · "L'Association des Cliniques Privées n'est pas habilitée à s'exprimer au nom du secteur", estime le
    Syndicat des médecins du secteur libéral de Casablanca

    · Les médecins de ville déplorent leur exclusion du débat


    Les avis des médecins peuvent diverger sur la question de l'assurance-maladie obligatoire. De là à croire que les uns et les autres jouent sur des terrains différents...
    La dernière sortie du Dr Farouk Iraki, président de l'Association des Cliniques Privées, à l'occasion de la conférence tenue par la CGEM, le 14 mai sur l'AMO, a suscité quelques réactions. La première émane du Syndicat des Médecins du secteur libéral de Casablanca. Dans une correspondance adressée à L'Economiste le 18 mai, le Syndicat a tenu a préciser qu'aucune personne n'a été mandatée pour s'exprimer au nom des médecins de ce secteur et que "seul le Syndicat des Médecins du secteur libéral est habilité à le faire". Même réaction du côté du Collège marocain des spécialités chirurgicales qui considère qu'il est "à côté du Conseil de l'Ordre des Médecins et des syndicats des médecins, le seul corps habilité à se prononcer sur la question".
    Contrairement à l'Association Nationale des Cliniques Privées, qui est opposée à l'AMO, dans sa version CNSS (autrement dit au scénario bipolaire), la position du Syndicat semble plus modérée. "Nous voudrions exprimer notre soutien et notre adhésion à tout projet social et ce, bien sûr dans les limites des contraintes de notre code de déontologie et dans le cadre des lois régissant la pratique médicale".

    Querelles de personnes


    Les représentants du corps médical, qui ne s'attendaient sans doute pas à ce que les choses aillent aussi vite, tiennent aujourd'hui à ce que les pouvoirs publics les associent au débat sur l'assurance-maladie obligatoire. Même si des sources médicales attribuent ces premières réactions plus à des querelles de personnes qu'au véritable débat de fond, il faut s'attendre à ce que les professionnels de la santé intensifient le lobbying au cours des prochains jours. Il faut dire que les enjeux sont considérables. Pour les médecins eux-mêmes, mais aussi pour le futur régime. Des enjeux auxquels sera confrontée la médecine de ville tant au niveau de ses conditions d'exercice que de la rationalisation de ses dépenses.
    La mise en place de l'AMO doit en principe redynamiser la demande. Et c'est plutôt rassurant pour une médecine libérale qui depuis quelque-temps fait état de crise. La couverture médicale généralisée devrait cependant aussi se traduire par la mise en place de nouveaux cadres d'exercice. La pérennité du système dépendra d'abord du degré de régulation des dépenses de soins.
    Les médecins seront certainement acculés à assumer leurs responsabilités économiques. Surtout si le gouvernement Youssoufi met en place un programme de contrôle ciblé sur les prescriptions médicales. L'essentiel des négociations avec les représentants du corps médical, devraient porter sur les modes de rémunération. Les discussions risquent d'être ardues.

    Mohamed BENABID

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