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    Economie

    Assurance-maladie obligatoire: Alioua hausse le ton

    Par L'Economiste | Edition N°:512 Le 21/05/1999 | Partager

    · Le ministre a réagit à la suite de la dernière sortie des assureurs de la CGEM
    · "La phase d'étude est terminée, la prochaine étape c'est la négociation", a déclaré M. Alioua au cours d'une réunion de la CFCIM


    Etrange réaction que celle de M. Khalid Alioua. Les propos tenus, sur la question de l'assurance-maladie obligatoire, par le ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, au cours de la réunion organisée par la CFCIM (Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc), ne laissent pas doute sur son intention de mener à terme et rapidement le projet. "Il ne faut pas trop s'agiter. J'ai certes réussi à faire prendre conscience aux intervenants que le projet sur l'assurance-maladie obligatoire était sérieux, mais il n'est plus question de revenir à la phase d'étude. La prochaine étape c'est la négociation", a déclaré le ministre au cours de cette réunion, qui avait pour thème "Les nouvelles formes de rapports entre les travailleurs et l'entreprise".
    Alors que l'assistance s'attendait à ce qu'il réaffirme le principe du scénario bipolaire (CNSS pour le privé, CNOPS pour le public), M. Alioua a cette fois-ci été plus réservé sur le choix de l'organisme gestionnaire. "La Caisse est partie prenante au projet de l'assurance-maladie obligatoire", a-t-il déclaré. L'on rappellera que le ministre avait fait l'annonce du choix du scénario bipolaire mercredi 5 mai au cours d'une conférence de presse tenue à la CNSS (Cf L'Economiste du jeudi 6 mai 1999). La dernière sortie des assureurs et de la CGEM aurait-elle eu de l'effet?
    D'aucuns ont vus dans les derniers propos de M. Alioua plus un revirement stratégique (reculer pour mieux rebondir) qu'une remise en cause de sa volonté de confier la gestion de l'AMO à la CNSS pour le privé.
    Le ministre ne s'est pas arrêté là. Abordant la question de l'équilibre du futur régime qui serait mis en place, il a renvoyé la balle aux assureurs (et donc à la CGEM), à la suite des critiques qui avaient ciblé, au cours des dernières semaines, la CNSS. Ses propos ne risquent pas de passer inaperçus. "L'Etat n'a jamais versé un seul Centime à la CNSS. Par contre, il a renfloué les caisses de certaines compagnies d'assurances qui n'étaient pas solvables". Allusion est faite notamment aux cinq sociétés en liquidation. S'adressant toujours aux assureurs, M. Alioua a déclaré: "Peut-être que nous ne savons pas gérer, mais vous non plus vous ne savez pas gérer".
    Les différentes parties concernées par l'AMO, qui déploraient depuis quelque temps l'absence de concertation de la part du gouvernement, trouveront, sans doute, dans les propos de M. Alioua, un argument de taille.

    Khadija MASMOUDI

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