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Assurance-maladie: Abdelouahed El Fassi revient à la charge

Par L'Economiste | Edition N°:532 Le 18/06/1999 | Partager

Critiqué pour avoir laissé khalid Alioua reprendre le dossier AMO, le Dr Abdelouahed El Fassi, ministre de la Santé, a senti qu'il devait impérativement remettre les pendules à l'heure. En marge du séminaire sur le financement du secteur de la santé, le Dr El Fassi semble aujourd'hui convaincu que le débat ne doit plus se focaliser sur la couverture médicale des salariés mais porter également sur celle des économiquement faibles.

-Vous avez beaucoup insisté au cours de ce séminaire sur la nécessité d'ancrer l'AMO (régime pour les salariés) au RAMEF (pour les indigents). Est-ce que cela voudrait dire que l'on s'oriente aujourd'hui vers une approche "couverture médicale universelle" à la française?
-Oui. Disons qu'il s'agit plutôt d'une étape préalable à la couverture médicale universelle. Il est impératif de mettre en place un régime de couverture médicale pour les économiquement faibles, compte tenu du contexte socio-économique que nous connaissons tous. Mais il est évident qu'il faut avoir, à long terme, la vision d'une assurance maladie généralisée et universelle. Cet objectif doit être précisé dès le départ et de manière claire. Peu importe que cela puisse prendre 10 ou 15 ans. Ce qui est important par contre c'est que le RAMEF aille de pair avec l'assurance-maladie obligatoire. Une loi-Cadre est en cours de finalisation. Elle constitue un cadre de travail. Ce séminaire nous a d'ailleurs permis d'étudier les principes qui sont à la base du texte en cours. Mais il est évident que le texte doit faire l'objet de discussions approfondies avec les différents partenaires sociaux.

-Beaucoup considèrent que ce séminaire était surtout pour vous une manière de vous repositionner sur un dossier que revendique également M. Khalid Alioua?
-Je ne crois pas qu'il fasse poser le problème de cette façon. Il est évident que l'on ne peut pas parler d'assurance maladie, si l'on occulte le Ministère de la Santé. Mais le Ministère de l'Emploi est également concerné et à juste titre dans la mesure ou ce département a la tutelle et de la CNOPS et de la CNSS. En fait, je pense que les médias ont également contribué dans ce faux débat. Ce qui n'est pas à mon avis très positif. Je crois qu'ils ont occulté ce qui n'est pas occultable, en l'occurrence le Ministère de la Santé Publique.

-Dans une précédente interview accordée à L'Economiste, vous aviez promis l'assurance-maladie obligatoire pour 1999. Est-ce que c'est toujours le cas?
-Je l'espère. Je me garderais de fixer un calendrier avec précision. Je n'en dirai pas plus.

Propos recueillis par Mohamed BENABID

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