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Assurance: Les garages conventionnés n’accrochent pas les automobilistes

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. La majorité opte encore pour le réparateur de proximité. Une noria de PME émerge grâce au partenariat avec les assureursPrès d’un automobiliste sur trois recourt aux garages conventionnés en cas de sinistre ou d’accident, selon les estimations des assureurs. La grande majorité (2/3) se passe de cette prescription des compagnies d’assurances et se tourne toujours vers le garagiste «de confiance» pour le moindre pépin sur la voiture. Par sa proximité, le garagiste est à l’automobiliste l’équivalent d’un épicier pour un ménage. Pourtant, les compagnies ne tarissent pas d’éloges sur ce service qui, selon elles, ne présente que des avantages. Le deal entre la compagnie d’assurances et le garage référencé consiste en une prise en charge de la réparation du véhicule du client en contrepartie d’un montant qui lui est directement versé par l’assureur. Le garage conventionné permet, selon Kamal Kettani, directeur de l’assurance automobile chez Wafa Assurance, d’abord de limiter le temps d’immobilisation du véhicule puisque le garage accorde la priorité au client de son mandataire. Ensuite, la réparation est généralement de bien meilleure qualité. Enfin, le client n’est pas obligé de régler la note de sa poche en attendant le remboursement de son assureur». Le schéma est plus que parfait. Mais comment alors expliquer que les automobilistes ne se bousculent pas pour ce service?Les compagnies imputent ce faible engouement à plusieurs causes. Il y a en premier lieu la communication sur le service qui n’est pas toujours assurée par les assureurs-conseil, relèvent-ils. Ces derniers sont aujourd’hui régulièrement invités à informer les clients sur l’existence du service et de ses avantages. En deuxième lieu figure la réticence des clients, surtout ceux dont le véhicule est relativement vieux, à payer la «vétusté», c’est-à-dire la différence de coût entre la pièce d’origine neuve et celle remplacée sur le véhicule. Le facteur de la vétusté est illustré par les statistiques de fréquentation des garages conventionnés du réseau RMA Watania en 2005. Il en ressort que 61% des véhicules réparés dans ces garages ont moins de quatre ans. 24% ont entre quatre et huit ans, 8% ont un âge variant entre neuf et douze ans. La même proportion pour les voitures dont la durée de vie dépasse ce seuil. Il y a enfin une moindre possibilité de jouer sur le montant de la réparation via un arrangement avec le garagiste, ce qui reste malheureusement une pratique courante. Ce dernier facteur est apparemment une des motivations majeures des compagnies pour encourager le recours à un tel service. . Sélection draconienne«Le recours au garage conventionné permet à la compagnie de mieux superviser tout le processus de réparation et d’indemnisation», affirme Hamid Slaoui, directeur de l’Assurance automobile chez RMA Watania. Une attention particulière est accordée au garagiste en tant que pierre angulaire du système. Celui-ci est évalué au moins une fois par mois ou à la suite des réclamations des clients. Le référencement est fondé sur des critères de bonne réputation, de qualification des employés, de la qualité du matériel ainsi que de l’importance de la superficie. RMA Watania implique même ses experts dans le processus de sélection du réseau partenaire. En cas de réparation mal faite et jugée comme telle par l’expert, le garagiste doit la refaire sous peine d’être rayé de la liste des prestataires conventionnés. «Il s’agit d’une sanction très dissuasive car le garage tient à préserver sa collaboration avec la compagnie», explique Ahmed Oufkir, ingénieur-expert assermenté auprès des tribunaux. Wafa Assurance va encore plus loin dans la protection du client en astreignant ses garagistes à greffer trois mois de garantie à chaque réparation. Il est vrai que être référencé par un assureur est une opportunité dont rêve chaque garagiste car cela lui permet de garantir une charge d’activité certaine, et donc un chiffre d’affaires sûr. Selon sa taille et sa réputation technique, une TPE de réparation automobile peut tirer jusqu’à 2 millions de dirhams de chiffres d’affaires de son partenariat avec une grande compagnie d’assurances. Les concessionnaires figurent également sur la liste des garages conventionnés. «Ils sont même recommandés par les compagnies lorsque les voitures ont moins de deux ans», souligne Kettani. Les incuries ne sont pas l’apanage de garagistes. La tricherie est de deux côtés. Il arrive aussi que les assurés abusent en réclamant une réparation indue d’où l’importance de l’avis de l’expert dans l’évaluation du travail du garagiste. Ce dernier peut fermer l’œil sur des réparations légères qui ne sont pas en rapport avec l’accident. Mais lorsque le client franchit la barre du tolérable, le garage doit en référer à l’expert qui établit son rapport et le transmet à la compagnie.Malgré la relative faiblesse du recours au service des garages conventionnés, les professionnels constatent que chaque année, ce service gagne en succès. Le groupe RMA Watania table sur une progression annuelle de 5% de ces prestations. «Les clients sont de plus en plus nombreux à découvrir les avantages des garages conventionnés et le recours à ce service ne cesse de prendre de l’ampleur». Kettani préconise une plus grande sensibilisation des loueurs de voitures et des grandes entreprises aux avantages des garages conventionnés car ce sont les deux réserves de croissance du marché de la réparation automobile.


Simplicité de la procédure

 Le garage conventionné est une option facultative pour l’assuré qui peut ne pas y recourir en cas d’accident. Chaque client qui dispose d’une voiture particulière ou d’un utilitaire (jusqu’à 3 tonnes et demi de capacité de chargement) profite du service à partir du moment où il a souscrit à une police RC (responsabilité civile) chez une compagnie qui offre ce service. Suite au dommage, le client informe son assureur-conseil qui contacte la compagnie pour qu’elle dépêche un expert sur place. Ce dernier se déplace pour constater l’ampleur des dégâts et établir un devis en concertation avec le garagiste et le client. Une fois le devis établi, les travaux de réparation commencent et parallèlement l’expert transmet à la compagnie son rapport pour l’établissement de la prise en charge. La compagnie exige du client de spécifier dans ledit document s’il désire des pièces d’origine ou de la récupération et demande au garagiste de fixer un délai pour la réparation. Le service comprend également le remorquage gratuit du véhicule. Une voiture peut être mise à la disposition du client pendant la durée d’immobilisation ( 6 jours au maximum) s’il a souscrit à des garanties supplémentaires. Morad EL KHEZZARI

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