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Affaires

Association Ribat Al Fath
Il n’y a pas que les colonies de vacances!

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. La lutte contre l’analphabétisme: Fer de lance de l’association. L’ONG œuvre aussi pour le développement durable, économique et social NOMBREUX sont ceux qui croient que les activités de Ribat Al Fath pour le développement durable (RAF) se limitent aux colonies de vacances et aux séjours linguistiques pour adolescents. Pourtant, cette association, qui vient de fêter ses vingt ans d’existence, touche à plusieurs aspects économiques, sociaux et environnementaux au Maroc. Créée le 4 juillet 1986, «RAF organise des rencontres scientifiques pour contribuer au débat autour des questions essentielles et déterminantes pour l’avenir du pays», explique son président délégué Farid El Bacha. Pour illustrer ses propos, El Bacha cite à titre d’exemple la création en octobre dernier de l’université libre à Rabat. «Grâce à cet organisme, nous avons organisé des conférences animées par d’éminentes personnalités telles que Driss Alami Machichi, ex-ministre de la Justice, Ahmed Ghazali, président de la HACA, ou encore Abderrahim Harouchi, ministre des Affaires sociales», souligne El Bacha. Parmi les thèmes traités, on retrouve la régulation de l’économie par le droit, les mutations juridiques et institutionnelles de l’audiovisuel au Maroc ou encore les enjeux et perspectives du développement social. La dimension politique n’est pas en reste puisque l’université libre de Rabat a également organisé une rencontre, animée par la professeur Mohamed Sassi, sur la transition démocratique. L’environnement constitue un pan très important des activités de RAF. Abdelali Bennis, président de la commission de l’environnement et de l’aménagement du territoire (CEAT) explique que les activités de la commission qu’il dirige «visent le renforcement de la protection de l’environnement au Maroc et son intégration dans le développement économique et social». Cette commission multiplie les colloques, projets environnementaux, études et formations, «destinés à promouvoir une économie respectueuse de l’environnement». De plus, et depuis juin 2005, un club de l’environnement a été créé «afin d’élaborer une stratégie de lobbying pour permettre à la commission de l’environnement d’inciter les décideurs à ajuster et renforcer la politique dans ce domaine. Outre l’enseignement et l’environnement, la direction de RAF s’attaque à la formation professionnelle (en initiant des formations qualifiantes à court terme notamment dans les Technologies d’Information). L’ONG intervient aussi dans le domaine de la santé, grâce à l’association Hassan II pour les handicapés et aux opérations de circoncisions organisées annuellement pour des centaines d’enfants démunis. Mais c’est la lutte contre l’analphabétisme qui constitue le fer de lance de RAF. Depuis 1990, celle-ci est engagée dans des programmes d’alphabétisation qui concernent essentiellement les femmes dans les milieux semi-urbain et rural. «En 2004-2005 par exemple, plus de 2.000 femmes ont pu bénéficier de ce programme avec un pourcentage de réussite supérieur à 65%», indique Khadija Bennani, responsable de la commission alphabétisation à RAF. Chiffres à l’appui, la direction de l’association explique l’importance de l’alphabétisation par le pourcentage «énorme» des femmes analphabètes surtout dans le milieu rural: 89% contre 49 en milieu urbain. Soucieux de mener à bien et surtout de perpétuer ces programmes d’alphabétisation, RAF a élaboré une stratégie de financement et de formation des formateurs. Ainsi, les frais de fonctionnement, les indemnités de formateurs pour les heures de travail (fixées à 200 pour une année scolaire) sont financés par le ministère de la Solidarité, de la Formation professionnelle et des Affaires sociales. L’association a par ailleurs formé au titre de l’année 2003-2004 une centaine de formateurs répartis entre le milieu urbain et rural.


Financement

L’ASSOCIATION Ribat Al Fath dispose de deux sources de financement. «La première n’est autre que les dons et legs des bienfaiteurs de l’association», explique Mustapha El Jaouhari, secrétaire général de RAF. Quant à la seconde source de financement, elle trouve son origine dans les partenariats avec d’autres organismes gouvernementaux ou non. «Depuis sa création, notre association n’a jamais bénéficié d’un financement étatique», affirme El Jaouhari. Selon lui, les partenariats permettent à RAF de mener à bien ses activités en toute transparence puisque les partenaires se limitent aux dons en nature.Naoufal BELGHAZI

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