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Plan Azur: Les premiers vacanciers arrivent dans trois ans

Par L'Economiste | Edition N°:1703 Le 12/02/2004 | Partager

. Le programme des six stations balnéaires roule malgré quelques «nuages» sur Taghazout. L'aménageur du site de Mogador (Essaouira) signera la convention mardi 17 février Le hoquet sur Taghazout et les difficultés rencontrées par Dallah Al Baraka, promoteur désigné pour son aménagement, constituent la seule ombre sur la feuille de route du plan Azur qui devrait permettre au Maroc de se tailler une place sur le marché international des vacances à la hauteur de ses potentialités. Le promoteur a été sermonné par le gouvernement qui lui a adressé une mise en demeure pour non-respect de l'échéancier convenu dans le cahier des charges de la convention. Il n'en fallait pas plus pour que la concurrence se lance dans la course sur ce site, sans doute le plus stratégique de tout le plan Azur de par sa situation par rapport à Agadir. Par son rôle de tracteur de la vision 2010, les pouvoirs publics tiennent à ce que l'aménagement des six stations balnéaires se réalise sans encombre. Le plan Azur est en effet la vitrine de la «nouvelle économie marocaine du tourisme». A lui seul, ce programme représente la moitié de la capacité additionnelle en lits prévue par le plan de développement du secteur. Lorsque toutes les stations auront été aménagées et les investissements projetés réalisés, ce seront 78.000 lits de plus qui s'ajouteront à l'offre balnéaire de la destination. Cela correspond presque à la moitié des projections de toute la vision 2010, établies à 160.000 lits. Par comparaison, la capacité actuelle en lits de la destination est estimée à près de 105.000 lits. S'il sera difficile de tenir les délais d'ouverture des premières unités hôtelières à Taghazout (2006 selon le calendrier initial), pour le reste du programme, l'échéancier devait être respecté. Et même si on devait déborder de quelques mois sur certains projets, l'essentiel du programme est en marche. C'est un point important dans la visibilité vis-à-vis de tour-opérateurs qui brassent des millions de touristes chaque saison vers des destinations balnéaires.La signature de la convention concernant le site de Mogador (Essaouira) aura lieu le 17 février. C'est un consortium piloté par le tandem belgo-luxembourgeois, Thomas & Piron/TPF L'Atelier auquel se sont joints Risma (Fonds d'investissement où sont associés opérateurs marocains et le groupe Accor) et la société Albert. Mazagan, à El Jadida, est confié au sud-africain Kezner International, connu pour son expérience en matière d'aménagement des sites balnéaires. Aux Bahamas, qu'il a réussi à transformer en un refuge de la jet-set internationale et à l'île Maurice où il a réalisé quelques merveilles en repositionnant cette destination sur la clientèle haut de gamme (Maurice n'admet pas de vols charter chez elle), Kezner reste une référence mondiale malgré quelques soucis, financiers actuellement, dit-on. Qu'il ait choisi de s'engager au Maroc, c'est une grosse pub pour la destination vu l'importance de la théorie du lièvre en matière d'investissement (pas seulement touristique au demeurant). Et de manière générale, la présence de ces grands opérateurs «mondialisés» servira de levier pour la mise à niveau du secteur, de même qu'elle va consolider la stratégie de la destination à se positionner sur la clientèle moyen haut de gamme.La station de Saïdia dans l'Oriental, convoitée par une demi-douzaine d'opérateurs lors de l'appel à concurrence, sera aménagée par le groupe espagnol Fadesa. Le site est, selon les professionnels, le plus beau de ce que peut offrir le littoral marocain. Le Maroc tient donc là un atout majeur pour drainer une partie de cette clientèle qui s'offre des vacances à la carte et qui se rue chaque été sur les plages espagnoles.Les premiers travaux vont démarrer à la fin de l'année et s'étaleront jusqu'en 2010. La station sera dotée d'une capacité de 27.000 lits (répartis entre hôtels et résidences secondaires), soit un peu au-dessus de l'offre actuelle de Marrakech, premier pôle touristique du pays. Selon les prévisions du management de Fadesa, les premiers lits de la station arriveront sur le marché dans trois ans (en 2007). Entre travaux d'aménagement et infrastructures hôtelières et installations sportives, l'investissement projeté sur ce site est évalué à hauteur de 9 milliards de dirhams. De ce paquet, Fadesa s'engage à miser 3,7 milliards de DH affectés à l'aménagement, aux équipements de base et à la construction de deux unités hôtelières et 3 terrains de golf. Au total, Saïdia devrait accueillir une trentaine d'établissements hôteliers et de résidences touristiques.


En attendant Lixus, Asilah séduit déjà

Dans la demi-douzaine de sites sélectionnés par le plan Azur, le seul qui reste encore sur le marché est Lixus, situé à Larache près de Tanger. L'endroit est stratégique tant par la proximité de l'Espagne, -qui est une puissance mondiale du tourisme- que par l'effet structurant sur Tanger, qui pourrait retrouver à moyen terme son positionnement historique de métropole touristique. Meurtrie par la crise du tourisme à la moitié des années 90, la ville du détroit retrouve peu à peu sa forme, mais elle devrait surtout profiter du développement de la clientèle d'affaires. L'implantation de nouveaux investisseurs dans la zone franche d'exportation et surtout la construction du port Tanger-Med devraient générer un volume de trafic et de voyages de cadres d'entreprises qui travaillent dans ces sites.En attendant, la station Lixus proche d'Asilah exerce déjà une attractivité auprès des investisseurs. Un consortium conduit par la société italienne Soipe envisage d'y construire un port de plaisance pour un investissement de 550 millions de dirhams. L'ensemble comprendra aussi deux unités hôtelières 4 ou 5 étoiles de 200 lits chacune. L'idée est d'attirer la clientèle des voiliers réputée pour son pouvoir d'achat élevé.Abashi SHAMAMBA

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