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Marrakech: La destination toujours en tête, mais…

Par L'Economiste | Edition N°:1703 Le 12/02/2004 | Partager

. La profusion des lits risque d'en faire une destination bradée, selon les professionnels. La ville doit offrir des produits nouveaux et plus attractifs. Et développer son arrière-pays Golf, tourisme SPA et incentive sont les trois niches que veut désormais développer Marrakech pour drainer encore plus de touristes. Mais avec les objectifs ambitieux de la vision 2010, la ville ocre devra désormais fournir beaucoup plus d'efforts afin de se maintenir au premier rang en tant que destination touristique. Cependant, Marrakech est vraisemblablement la ville qui a le mieux résisté à ces trois dernières années de crise, totalisant près d'un million de touristes en termes d'arrivées. En dépit d'une conjoncture difficile, le flux touristique s'est maintenu durant les années 2002 et 2003, comparativement à des exercices antérieurs comme ceux de 2000 ou encore 1999, où il y eut une forte baisse. Toutefois, les nuitées, qui renseignent de manière plus pertinente sur la situation financière des entreprises touristiques, accusent un recul en 2003, enregistrant un total de 2,9 millions. Ce qui entraîne, en cumul sur les trois dernières années, un écart de près de 15%. Mais Marrakech reste Marrakech, avec tout ce que cette ville évoque comme magie et attractivité. Et la reprise annoncée au Maroc pour les années à venir s'articulera sans doute autour de Marrakech. Cependant, les produits de la ville, assez désuets, faut-il avouer, ont besoin d'être rafraîchis, voire entièrement renouvelés. L'arrière-pays, peu mis en valeur, devra devenir une locomotive. Le profil des touristes, en effet, n'est plus le même, alors que la ville continue de proposer un dépaysement à l'identique (mêmes séjours, circuits, restaurants et parfois mêmes menus) qui, aujourd'hui, est complètement démodé. Jusque-là, Marrakech a pu se défendre avec trois atouts qui, normalement, devraient permettre une reprise assez rapide sur lesquels il faudrait aussi capitaliser. D'abord, au niveau de l'image et du marketing, la ville continue d'attirer sans presque aucun effort. De fait, la destination demeure à fort potentiel sur des marchés émetteurs comme l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne. Du côté de l'aérien, Marrakech est le second hub du Maroc avec une centaine de vols hebdomadaires (réguliers et charters) programmés par les compagnies aériennes. L'arrivée récente sur ce marché de TO comme Globalia (Air Europa) et TUI (Corsair) a boosté l'offre. De son côté, la capacité hôtelière a suivi durant 2003 son chemin de croissance. Aujourd'hui, il est même plus question d'absorber l'existant avant de programmer d'autres, quitte à ralentir certains investissements. Face à des taux d'occupation qui ont connu des chutes de 7 points par rapport à 2001, l'on estime qu'il faudra permettre à la ville de digérer ses capacités. En dépit de la situation de crise, les investissements ont continué durant l'année précédente. Ainsi, trois unités ont vu le jour en 2003 dans la ville ocre (Atlas Médina, Diwan et Hôtel Hicham), en plus de l'extension de grands établissements à l'instar de ceux du Kenzi Farah ou encore le Sheraton. Dans les prochaines années, ce sont plus de 20 projets hôteliers qui sont au programme (y compris ceux de la zone Agdal), quelque 30 résidences touristiques ainsi que 7 villages de vacances. Au total, 7.150 lits qui se rajouteront aux 22.000 existants actuellement. Normal, la ville ocre représente un des piliers essentiels de la relance touristique. La reprise et l'offre montante de lits ne devraient cependant pas être un prétexte pour offrir des produit bas de gamme. Et pour certains opérateurs, c'est ce vers quoi s'achemine aujourd'hui Marrakech avec des ventes last-minutes, fréquentes en période de crise. Résultat: les prix sont bradés, est-il estimé. De l'avis de plusieurs professionnels, ce “dumping” pourrait tirer le produit vers le bas. L'augmentation de la capacité, les contraintes de trésorerie, ainsi que les exigences des TO qui ont joué sur la concurrence entre les destinations (Tunisie, Egypte…), ont poussé les hôteliers à baisser leurs tarifs. Certes, l'objectif est d'en faire une destination encore plus privilégiée, mais en développant de nouveaux créneaux et en offrant aussi de nouveaux produits. La belle doit se parer de plus beaux atours. Badra Berrissoule

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