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    Affaires

    Assemblée générale de la Fnam
    Le grand déballage promis par Lamrini

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . Les détails de rue re-lèguent au second plan les vraies questions. Tarik Sijilmassi élu à la présidence de la Fnam par acclamation . L’AG évite le pireOn aura eu droit à tout. Le grand déballage brandi ici et là, depuis quelques mois déjà, par le président sortant de la Fédération nationale des associations de la microfinance. Et l’on est passé par différentes phases d’émotion. Rida Lamrini a fini par mettre à exécution ses menaces de «tout révéler» et de «régler ses comptes aux gens qui m’ont fait du mal et du tort». Pour un homme blessé -le terme est de lui-, le cadre abritant la première Assemblée générale de la Fnam depuis 2004, ce samedi 12 avril à Casablanca, s’y prête. Les 13 présidents d’associations de la microfinance (AMF) qui composent la fédération ou leurs représentants, étaient tous présents. Lamrini ne pouvait rêver mieux. Dès l’entame du débat, il en ressort beaucoup de confusion et une multiplication de coups bas au sein d’une «même famille» de corporation. Ce débat aura servi essentiellement à révéler la vraie face cachée des uns et des autres, qui revendiquent pourtant de «servir bénévolement les pauvres». Il a également révélé au sein de la Fnam des contradictions de fond et des lignes de fractures extrêmement fortes entre les personnes et/ou les associations qui la composent. Sur la forme, «on ne peut être que surpris qu’un débat présenté comme un exercice classique d’une assemblée générale finisse par un déballage de mails, de courriers internes, d’articles de presse...». Ahmed Ghazali, président du Conseil d’administration d’Al Amana et directeur de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), a du mal à cacher sa déception, tant les choses avaient pris une allure de «digressions personnalisées, sélectionnées et avec une focalisation sur certains membres». Au lieu d’alimenter l’assemblée générale d’éléments à même de permettre à ses membres de prendre des décisions et de se prononcer avec objectivité, les échanges prirent une autre tournure. «L’impartialité qui sied à un président de fédération qui, comme son nom l’indique, devrait être un espace fédérateur donc de conjugaison d’efforts et, par conséquent, un espace où les égos personnels, les incompréhensions et les controverses devraient être laissés à la porte de la salle.» Pour Ghazali, la démarche de Lamrini n’aura pas permis à l’assemblée générale de se prononcer très objectivement. Il n’en fallait pas plus pour que le ton monte d’un cran. «Ce n’est pas à vous qu’on a dit que vous êtes un président contesté. Ce n’est pas à vous non plus qui avez saigné dans votre chair. Aujourd’hui, ce n’est pas votre réputation qui est en jeu. Vous voulez qu’on tourne la page, oui, mais à condition qu’elle soit lue d’abord!»: Rida Lamrini n’en démord pas. Il semble déterminé à en découdre. Il défile, en diaporama, les mails et courriels qui, selon lui, l’ont blessé. Il s’en prend même sans oser le citer à L’Economiste. En bon manipulateur de mots et d’images, Lamrini tentera de convaincre du besoin de crever l’abcès en jouant sur plusieurs cordes, mêmes les plus sensibles (Sahara, INDH…). . Faire capoter l’assemblée généraleFace à ce déballage des grands jours, le mis au banc des accusés, Fouad Abdelmoumni, directeur d’Al Amana, est resté de marbre. Comme tout le monde, il savait que le président sortant allait attaquer, probablement pour faire capoter l’AG et être reconduit de fait à la présidence de la Fnam. Du moins c’est ce que pensaient les principales AMF. De ce fait, il avait promis à Ghazali de ne pas réagir aux aspects personnels du débat. S’adressant à Lamrini, ce dernier dira d’ailleurs: «J’aurais pu alimenter cette assemblée générale d’autres éléments en contradiction avec ce que vous affirmez et camper ainsi définitivement cette rencontre dans un débat de personnes.» . La personnalité des uns et des autres Au fond, l’intérêt de ce débat est d’avoir mis en lumière une part de la personnalité des uns et des autres, et notamment leur manque de sincérité pour certains, leur volonté de nuire pour d’autres. C’était lamentable. N’eût été l’ambassadeur Ahmed Snoussi qui, en fin diplomate, a réussi à dédramatiser le débat, c’était parti pour un match de boxe. Pour revenir aux choses sérieuses, le seul candidat à la succession du président sortant, Tarik Sijilmassi, sera élu par acclamation. Le président de Ardi et du Crédit Agricole aura d’ailleurs cette petite phrase pour faire passer la pilule: «Une élection par acclamation à 100%, c’est quasiment stalinien.» De même, les rapports financiers et moraux ont tous été approuvés par acclamation. Pour faire simple et ne mécontenter personne, toutes les 13 AMF seront représentées au Conseil d’administration de la fédération, au lieu des 10, conformément aux textes. C’est le temps des consensus. Ce qui fait dire à Mohamed Mjid que la première préoccupation de Sijilmassi devrait être de publier une charte de bonne conduite à l’usage de ses militants. La question de transformation des AMF en banques dès l’année prochaine et le cadre juridique qui va avec, n’ont pas été abordés.«Tarik Sijilmassi, président de Ardi et du Crédit Agricole du Maroc, prend les commandes de la Fédération nationale des associations de microcrédit. Outre rétablir un consensus apaisé, le nouveau président de la Fnam devra mener à bien un dossier stratégique qui traîne depuis quelques années: la transformation des AMF en institutions financières. Le ministère des Finances et Banque Al-Maghrib pressent dans ce sens« Bachir THIAM

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