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Culture

Arthur a choisi de faire rire aussi

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

Polos de toutes les couleurs, rire légendaire et plateaux de télévision incontrôlables, c’est comme ça qu’on connaît le mieux Arthur. L’animateur, né en 1966 à Casablanca, a intégré le paysage audiovisuel français à l’âge de 22 ans. Ses émissions, notamment «Les enfants de la télé», font des records d’audience. Avec un tel succès, on croyait Arthur comblé (surtout qu’il est marié à «l’une des plus belles femmes du monde», comme il se plaît à le répéter), ce n’était pas le cas. Il lui fallait monter sur scène. Son dernier one man show «Arthur en vrai» est pour lui un supplément d’âme, une vraie réussite. Le public marocain pourra découvrir ce spectacle pour la première fois le 5 mai au Megarama à Casablanca.Dans ce spectacle, l’humoriste promet de dévoiler l’Arthur, le vrai… Et «c’est à prendre ou à laisser!»- L’Economiste: Dès l’annonce de votre spectacle, le mot «audace» est revenu avec beaucoup l’insistance. Que risquiez-vous en vous lançant dans le one man show?- Arthur: Je ne crois pas que je prenais des risques. Mais en France, tout le monde le croyait. J’ai eu la chance de réussir dans la radio, à la télévision. Et j’ai créé mon entreprise qui est la première société de production en France et en Europe. Je suis tous les soirs devant 6 millions de téléspectateurs dans «A prendre ou à laisser» et tous les vendredi soir dans «Les enfants de la télé» devant 7 millions de téléspectateurs. Les gens ne comprenaient pas en fait que, du jour au lendemain, à 40 ans, je décide de tout recommencer à zéro …. Pourquoi «à zéro», puisque vous aviez en quelque sorte une bonne carrière dans le show-biz…- Parce que quand on monte sur scène alors qu’on n’a jamais fait de one man show, on redémarre à zéro. C’est vrai que, contrairement aux jeunes artistes qui démarrent dans le genre, je n’avais pas à me faire connaître, on me connaissait déjà. Mais là, j’avais besoin qu’on me reconnaisse. J’ai donc commencé, entouré par Gad El Maleh et Dany Boon, à écrire mon spectacle que j’ai joué dans de petites salles. Alors que j’avais une audience de 6 millions de téléspectateurs tous les soirs, je jouais dans des salles devant 300 à 400 personnes…. C’était pour tester votre spectacle?- Non pour apprendre. Ce n’est pas parce que les gens vous aiment à la télé qu’ils vous apprécieront sur scène. Peut-être que j’aurai attiré le public «par notoriété» mais moi je voulais que les gens viennent et reviennent. . C’est votre vie que vous racontez dans ce spectacle intitulé, d’ailleurs, «Arthur en vrai!»…?- Non je raconte mon quotidien qui est aussi le vôtre. Quand je parle de ma jalousie, tous les hommes dans la salle se reconnaissent dans mon attitude, quand je raconte comment ma femme prend sa douche, toutes les femmes se retrouvent. Et le public en sortant se dit: «mais comment il sait tous ces détails!». Toutes les histoires que je raconte sont en fait celles des gens qui sont dans la salle.. Est-ce que le fait de se reconnaître dans un personnage suffit à rendre un spectacle drôle?- Non, il y a une mise en scène spéciale, de la musique, des lumières. Et puis, il y a aussi les imitations que je fais notamment des femmes dans leur bain… c’est aussi la précision et les détails avec lesquelles les situations ou les personnages sont décrits qui plaisent au public. C’est ce qui fait la force de Gad El Maleh, par exemple. Quand il interprète le personnage du «blond», on a l’impression de voir le blond sur scène.Mais la force de mon spectacle c’est également sa virginité. Personne ne s’attend à ce qu’il va y voir. Je n’en dévoile même pas le contenu avec des bandes-annonces et des extraits. Et comme les gens viennent me voir surtout par curiosité, j’ai envie de maintenir cette curiosité jusqu’au bout. . En tout cas vous avez l’air très confiant…- Non je suis juste fier parce que c’est quand même un travail qui a nécessité un très grand effort pendant près de deux ans. Mais pour vous dire la vérité, j’ai passé Paris. Et si Paris aime, c’est que le spectacle n’est pas mal. Maintenant, si Casa aime alors là… J’ai perdu du poids grâce à Paris, mais je suis en train de le reprendre à Marrakech. A propos, j’ai écrit un nouveau sketch sur les régimes que je vais essayer la première fois à Casa.. Est-ce que vous avez pensé à revenir à Casablanca, au quartier où vous êtes né…- Gad m’avait fait la surprise il y a quelques années, il a retrouvé la maison où je suis né, rue Farhad Hachad et nous sommes allés la visiter. Cela s’est mal terminé mais dans le rire. Je ne vous en dis pas plus, car c’est avec cela que j’ouvre mon spectacle. Par ailleurs, je revenais souvent en vacances, ma mère est de Meknès et mon père de Rabat, et j’ai encore de la famille au Maroc. D’ailleurs, c’est une fierté pour mes parents que je joue à Casablanca.. Comment appréhendez-vous le public marocain? Un stress particulier?- Pour moi il n’y a pas de public marocain ou italien… Il y a le public. C’est vrai que j’ai un peu le trac parce que c’est mon premier passage dans mon pays natal. Le Maroc a tendance à être fier de ses expatriés, mais il y avait une pudeur à mon égard. Pourtant, tout le monde en France sait que je suis originaire d’ici. Maintenant, je vais prendre ce spectacle comme prétexte pour marquer mon union avec le Maroc.Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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