×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Après une mauvaise année 1993 : Poids lourds: Les professionnels divisés sur la reprise

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    Les avis sur le redémarrage de l'activité du poids lourd divergent. Mais avec l'hypothèse d'une bonne campagne agricole et d'une embellie du tourisme, le marché serait appelé à croître.

    Le marché du poids lourd s'est détérioré de 16% en 1993 par rapport à l'année précédente, selon le Groupement Professionnel du Poids Lourd et de la Carrosserie (GPLC). Compte tenu des décalages de facturation, note un professionnel, ce chiffre serait de neuf points inférieur à la baisse réelle. En outre, si tous les intervenants du marché s'accordent à dire que 1993 a été particulièrement mauvaise, leurs prévisions pour cette année restent mitigées. Pour certains, le marché devrait rester calme, c'est-à-dire ne pas sortir de la ligne de 1993; pour d'autres, les immatriculations connaîtraient une légère amélioration sous le double effet d'une bonne année agricole et de la poursuite des constructions d'autoroutes.

    Les ventes du 8 tonnes vont flamber

    Pour apprécier l'évolution de la demande de poids lourds, un responsable lie directement le comportement du marché local à celui d'Europe. Il estime, en effet, que la répercussion de l'évolution du marché européen sur le Maroc est décalée d'un an. En suivant ce raisonnement, 1994 promet don d'être une année médiocre.

    En 1993, et avec 2.957 immatriculations, les camions ont accusé une baisse de 16,7%. Celle-ci a été particulièrement forte pour Bedford dont les ventes sont passées de 126 à 8 unités d'une année à l'autre. Renault, qui contrôle 16% du marché, a vu ses ventes (473) réduites presque de moitié (41%). Mitsubishi, le leader avec un taux de pénétration de 39%, a totalisé 1.171 immatriculations, soit près de 20% de moins qu'en 1992. Les marques japonaise Isuzu et suédoise Volvo ont sorti leur épingle du jeu en affichant des hausses respectives de 12 et 13% à 914 et 391 unités.

    Avec l'hypothèse d'une bonne année agricole, le camion de 8 tonnes devrait voir ses ventes flamber après un recul d'environ 23 % à 1.652 unités en 1993. Selon les prévisions d'un responsable du secteur, elles dépasseraient la barre des 2.000 unités. Pour cette ligne de poids lourds, explique-t-il, la variation relative des immatriculations d'une période à l'autre est vide de sens, vu que ce segment est relativement jeune. En effet, les nouveaux modèles des 8 tonnes ont été introduits sur le marché il y a à peine cinq ans. De l'avis d'un constructeur, ces camions rencontrent un meilleur succès du fait qu'ils ne nécessitent pas d'agrément pour leur utilisation.

    D'après ce même constructeur, la demande des camions de 38 tonnes régresserait au cours de cette année, car "ils reviennent trop cher", estime-t-il. Pourtant l'année précédente, ce sont 419 unités qui ont été écoulées contre 387 en 1992, soit un accroissement de 8,3%.

    Bus et autocars

    Pour ce qui est des bus et autocars, les immatriculation sont reculé de 11% à 371 unités. Là encore, le comportement du marché dépend fortement des intentions d'investissement des professionnels du tourisme et du renouvellement du parc des compagnies de transport public.

    Sur la base d'une probable reprise du secteur touristique, certains professionnels tablent sur un redémarrage des ventes, et plus particulièrement de celles des cars de 25 places et moins. L'année dernière, deux unités seulement avaient trouvé preneurs. En revanche, les cars de plus de 25 places avaient totalisé 84 immatriculations, en hausse de 27% relativement à 1992.

    Par ailleurs, l'appel d'offres lancé par la CTM-LN pour l'acquisition d'une centaine d'autocars (l'ouverture des plis s'effectuera en mars prochain) devrait aussi permettre de doper le marché. Pour les autres compagnies de transport, des investissements sont également attendus. En 1993, ce segment du marché avait absorbé 137 autocars, dont 110 de plus de 40 places.

    Concernant les autobus enfin, la tendance à la hausse déjà observée en 1993 (+18% pour les moins de 40 places et +6% pour les plus de 40 places) se poursuivrait, notamment sous I' effet de la création de nouvelles lignes, probablement 150, selon les déclarations d'un constructeur.

    Hakima EL MARIKY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc