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Entreprises

Après sa privatisation : SIMEF: Un plan de développement étalé sur trois ans

Par L'Economiste | Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

La SIMEF a été cédée à un consortium privé au Dirham symbolique.
Les nouveaux dirigeants comptent sur la synergie des quatre sociétés acquéreurs pour appliquer le plan de restructuration.Augmentation du capital, assainissement de la situation financière, investissement pour lancer de nouveaux produits et renouveler le matériel figurent parmi les priorités de ce plan.


Cédée au Dirham symbolique le 24 juillet dernier, la SIMEF (Société des Industries Mécaniques et Electriques de Fès) passe entre les mains d'un consortium privé. Le capital social est réparti entre les sociétés Manufacture Nationale du Cycle et Cycap Trading, toutes deux marocaines, la société belge Alexis International, la société tunisienne Vélo-moto et M. Belrhandoria, ancien PDG de la SIMEF.
Le personnel bénéficiera de 10% du capital sous forme d'actions gratuites, après assainissement de la situation financière.
Le plan de restructuration porte sur l'augmentation du capital de 18 millions de DH dans un délai de trois mois et le lancement de nouveaux produits, le but étant d'atteindre un chiffre d'affaires de 120 millions de DH. Les dirigeants devront de plus assainir les pertes de 32 millions de DH cumulées entre 1991 et 1994.

Projet de lancement du cyclomoteur


Un programme d'investissement de 22 millions de DH étalé sur trois ans concerne la réalisation d'un plan de relance des activités et la production de nouveaux produits tels que les vannes, les accessoires de tuyauterie en fonte malléable, le cyclomoteur économique.
La fonderie bénéficiera de l'investissement à hauteur de
8,5 millions de DH. Le renouvellement du matériel de l'unité de production des moteurs 50 CC requiert 9,5 millions de DH.
Enfin, la conversion de l'unité de production du moteur diesel nécessite un investissement de 4 millions de DH pour l'acquisition d'équipements complémentaires.
Le terrain de 20 ha mitoyen à la SIMEF sera restitué à l'Etat.
La synergie avec le partenaire belge se situera au niveau des achats de produits de fonderie. En revanche, la commercialisation du cyclomoteur sera facilitée grâce aux réseaux de partenaires marocains et tunisiens.
"Il s'agira en premier lieu de séparer la gestion comptable, financière et commerciale des quatre unités de la SIMEF pour isoler les moins performantes", explique M. Mohamed Belrhandoria, administrateur délégué de la SIMEF.

Ainsi, la fonderie de fonte et l'unité de production de moteurs
50 CC qui abrite la fonderie aluminium sont les deux centres de production les plus rentables. Les deux unités électrique et hydraulique, lieux de production des moteurs électriques et diesel, seront soumises à une restructuration.
Une société de négoce basée à Casablanca et filiale de la SIMEF se chargera de la commercialisation des moteurs.
Créée en 1974, la SIMEF était détenue à hauteur de 67% par l'ODI et 33% par le Trésor. Cette société avait pour objectifs, d'une part, de réduire les importations, d'autre part, d'encourager les activités en amont et en aval et enfin de favoriser le transfert de technologie.
La SIMEF a lancé la production de divers produits.

Moteur électrique touché de plein fouet


Démarrant avec la fabrication sous licence de moteurs électriques, la SIMEF s'est ensuite engagée dans le moteur 50 CC destiné aux cyclomoteurs, en partenariat avec Peugeot et Motobécane France. La SIMEF s'est également engagée dans le moteur diesel avec comme bailleur de licence le fabricant anglais Petter.
Par ailleurs, pour augmenter la valeur ajoutée nationale dans la production, la SIMEF a entrepris la rénovation de la fonderie aluminium en 1986 et l'acquisition d'une fonderie de fonte la
même année.
"Outre la situation de monopole, nous ignorions qu'à terme la libéralisation du commerce extérieur serait inévitable pour entreprendre à temps sa restructuration et délaisser la production du moteur électrique", reconnaît M. Belrhandoria.
Au lendemain de la libéralisation, les bailleurs de licence deviennent les concurrents de la SIMEF.
Dès 1989, les dirigeants avaient proposé un plan de développement visant à rétablir la place de la SIMEF sur le marché local et à l'export, notamment par la fabrication du cyclomoteur.

"Dès 1987, la production du moteur électrique aurait dû cesser, car le prix de revient était élevé du fait du surcoût des CKD", reconnaît l'ancien PDG de la SIMEF.
La production s'est maintenue jusqu'en 1992 et s'est traduite par une perte énorme d'argent. Outre la cherté du produit, la libéralisation et l'importation des pays de l'Est à des prix compétitifs ont affecté la branche du moteur électrique.
Entre-temps, le nombre d'employés est passé de 500 à 340 suite à des départs volontaires, assurent les dirigeants.
Avant l'exercice 1994, le chiffre d'affaires moyen réalisé s'est toujours établi autour de 100 millions de DH dont 10% réalisés à l'export.
"Mais en 1994, la SIMEF perd un marché de 30 millions de DH avec l'Algérie, suite à la fermeture des frontières, ce qui a fragilisé davantage la trésorerie ". Cette année, son chiffre d'affaires est tombé à 48 millions de DH.

Mouna KABLY

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