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Après les ténors du CAC 40, voici les PME!
Entretien avec Philippe Faure, ambassadeur de France au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Un plan d’action pour accompagner la PME sur le marché marocain. Deux points noirs: foncier et règlement des litiges commerciauxC’est le premier VRP des entreprises tricolores dans le Royaume. Philippe Faure, ambassadeur de France, analyse la densité de la présence des entreprises et investisseurs français au Maroc. Les réformes du cadre institutionnel renforcent l’attractivité du Maroc. Reste à lever quelques difficultés, notamment le prix et la complexité des régimes du foncier. - L’Economiste: Quelle est l’analyse du risque pays Maroc que font les investisseurs français?- Philippe Faure: Les investisseurs français ont une appréciation positive du risque pays, comme l’illustrent le nombre record des filiales françaises implantées au Maroc (près de 500), le rythme très soutenu des missions d’entreprises successives (une importante délégation du Medef était à Rabat et Casablanca début février) et enfin, la forte participation des grands groupes mais également des PME à cette nouvelle édition de France Expo. Qu’est-ce qui explique cette perception positive? Je citerai quatre éléments qui me semblent déterminants dans l’analyse du risque pays pour un investisseur étranger: la stabilité politique, une situation macroéconomique globalement saine, une économie ouverte et fonctionnant selon les règles du marché et enfin, un cadre de l’investissement incitatif pour les entreprises étrangères. J’ajouterai que l’ancrage à l’Union européenne et l’effort fait par le Maroc pour faire converger sa législation économique vers celle de l’Union contribue également à créer un climat de confiance pour les investisseurs européens.- Quels sont les aspects qui vous paraissent perfectibles dans l’environnement des affaires (justice, fiscalité, réglementation des changes, etc.)?- Je souhaiterais tout d’abord rappeler que le cadre de l’investissement a connu de très importantes réformes, qui ont contribué à l’amélioration de l’environnement des affaires au cours des dix dernières années: le code de commerce, le code des douanes, le code des assurances, le code du travail, les lois régissant le droit des sociétés, les marchés publics, la concession et sur le plan institutionnel, la création des tribunaux de commerce et des centres régionaux d’investissement. En matière fiscale également, la modernisation est à l’œuvre, avec par exemple, la réforme en cours de la TVA. Le monde des affaires observe avec beaucoup d’intérêt ces réformes et s’intéresse également aux progrès qui pourraient être réalisés en matière de fiscalité locale. A en croire les hommes d’affaires français déjà présents au Maroc et que je suis amené à rencontrer, certains aspects pourraient cependant être améliorés pour continuer de renforcer l’attractivité du Maroc. Ils citent le plus souvent les prix et la complexité des régimes du foncier qui constituent un frein au début de l’opération d’investissement au moment de la recherche du site de localisation. Le règlement des différends pose encore quelques difficultés. Je sais cependant que la mise à niveau de la justice à travers des programmes de modernisation, formation des magistrats et informatisation des tribunaux constitue une priorité gouvernementale.

Le Maroc sur la liste des pays cibles du «Cap-Export»

- Quelle analyse faites-vous de la protection de la propriété intellectuelle et la lutte contre la contrefaçon par les autorités marocaines?- Ce thème de la propriété intellectuelle et de la lutte contre la contrefaçon fait l’objet d’une attention toute particulière des autorités marocaines, comme en témoigne l’entrée en vigueur le 20 février 2006, de deux lois relatives à la protection de la propriété industrielle et aux droits d’auteur. Il faut noter l’importance de la nouvelle procédure d’opposition en matière de marque devant l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale, ainsi que des mesures de contrôle aux frontières. Le Bureau marocain du droit d’auteur voit également sa compétence élargie en matière de lutte contre le piratage. Ces nouvelles dispositions conformes aux standards internationaux et aux règles de l’OMC dotent les opérateurs privés d’outils juridiques privilégiés pour combattre le fléau de la contrefaçon. Ces amendements ont été bien accueillis par les entreprises françaises et renforcent, je crois, l’attractivité du Maroc aux yeux des investisseurs étrangers. - Quels sont les secteurs identifiés comme porteurs par les investisseurs français?- Je préférerais laisser la parole sur ce sujet aux exposants de France Expo dont le nombre et la diversité illustrent les nombreuses opportunités qu’offre le Maroc aux investisseurs étrangers. Je citerai toutefois, sans que la liste soit exhaustive, l’agroalimentaire, secteur dans lequel les entreprises françaises sont déjà bien présentes au Maroc, les infrastructures qui sont dopées par les grands projets conduits par le gouvernement, l’environnement, secteur dans lequel la France est un leader mondial, la sous-traitance automobile et aéronautique, domaines dans lesquels des investissements français importants ont été réalisés au cours des derniers mois. Il ne faut pas oublier aussi le secteur des services, qui représente une part croissante de l’économie mondiale, et pour lequel le Maroc offre des atouts remarqués par les investisseurs. Je terminerais, sans prétendre être exhaustif, en évoquant la distribution, les télécommunications, l’off-shoring, et bien sûr le tourisme.- Les grands groupes français sont quasiment tous présents au Maroc. Quelle est la politique d’accompagnement des petites et moyennes entreprises?- Je voudrais souligner, comme vous le mentionnez dans votre question, la présence exceptionnelle des grands groupes français au Maroc. Ces derniers participent pleinement au développement économique du pays en contribuant par leurs investissements à la modernisation des infrastructures, de l’appareil de production et la diffusion des nouvelles technologies. Les PME françaises sont également bien implantées au Maroc, la proximité géographique et linguistique faisant du Royaume une destination naturelle. Mais il est vrai qu’il existe encore un gisement d’investisseurs potentiels important parmi les PME. Au Maroc, le dispositif d’appui aux PME françaises est particulièrement étoffé avec bien évidemment la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, qui est la plus importante du réseau des chambres françaises à l’étranger et dont le dynamisme est une fois de plus confirmé par le succès de France Expo 2006, la mission économique qui diffuse aux PME une information complète et régulière sur le marché marocain et enfin les Chambres régionales d’industrie qui sont un relais très apprécié en région. Je vous informe enfin que le Maroc fait partie des 25 pays prioritaires pour le commerce extérieur français et qu’un plan d’action commerciale très étoffé visant à soutenir l’action des PME françaises dans le Royaume est en cours d’élaboration.Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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