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Economie

Après les déceptions des exportations

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. Investigations sur les mauvaises performances . Pas mortes les vieilles branches!. Des variations bizarres…Apparemment, c'est plus qu'un simple effet de conjoncture: la baisse des exportations en 2003 (cf. les premiers résultats, www.leconomiste.com) est réellement préoccupante. Elle l'est d'autant plus que le calendrier des désarmement des différents accords de libre-échange court… Si les performances à l'export aujourd'hui ne sont pas bonnes, il faudra redouter l'effet de l'ouverture totale du marché local.En valeur, les exportations de 2002 avaient augmenté de 7,1%, un bon score. L'année dernière, elles reculent de 3,3%, comme si le commerce extérieur se mettait à réagir telles les campagnes agricoles, avec des variations erratiques. D'un seul coup, souligne le ministère des Finances, le taux de croissance est tombé de 10 points… ce qui n'est pas admissible!Sa direction de la politique économique a donc approché le phénomène avec deux indicateurs, très peu utilisés au Maroc: l'effet structure et l'effet croissance (voir encadré  pour comprendre les tableaux). Ils sont un peu complexes à saisir. On aurait envie de douter de leur efficacité, s'ils n'identifiaient pas quelques phénomènes que les familiers du tissu industriel connaissent sans pourvoir les chiffrer. .Ça bouge dans le textilePar exemple, on sait que les textiles se comportent bien à l'export, même s'ils n'ont pas renouvelé leur structure ou leur destination. Les deux indicateurs le chiffrent. On sait également que l'OCP s'acharne à modifier la structure de sa gamme, les deux indicateurs le montrent aussi.Le travail de la DPEG souligne que le textile-habillement résiste bien et même très bien, face à une terrible concurrence venue d'Asie du Sud-Est. Il augmente légèrement sa part dans les exportations et passe de 34,3% de l'ensemble des ventes à l'étranger à 35,7%. Toutes les branches du textile apportent leur contribution à ce résultat, mais les vêtements bien plus que les autres: 18,5 milliards de DH l'année dernière et une petite croissance de 0,5%. Il faudra aussi remarquer le comportement des tissus. On avait longtemps dit que le Maroc n'est pas un pays de tissus. Pendant des décennies, la politique industrielle a essayé de les pousser avec des résultats plus que décevants. Les méchantes langues affirmaient parfois qu'il suffisait d'obliger la confection à prendre du tissu marocain pour faire s'effondrer le commerce extérieur. Le Maroc n'est certes pas devenu “LE” pays du tissu. Il n'empêche qu'avec une exportation d'un peu plus de 300 millions de DH l'année dernière, il y a quelque chose qui bouge… et qui bouge plutôt vite puisque la croissance a été de 21%!Avec les phosphates, nous ne sommes plus dans les mêmes ordres de grandeur que dans l'exportation des vêtements. Il faut additionner toutes les sortes de phosphates et encore, il y manque quelques milliards pour arriver à la hauteur de la confection. Il n'empêche que dans l'exportation, les phosphates continuent de compter avec leur part de 14/15% suivant les années. Le recul sur deux des trois classes de produits est très net (moins 7,9% pour le brut, et moins 7% pour les engrais), mais la valorisation joue à plein quand l'acide continue de progresser.Chez les produits électriques et électroniques, inutile de faire un dessin; ce sont les vedettes, celles qui améliorent fortement la structure des ventes. En valeur, les câbles et fils ont fait une progression de presque 14%, tandis que les composants grimpaient de 3,9% entre 2002 et 2003. Ce sont eux qui contribuent le plus à améliorer la structure du commerce extérieur marocain, non pas par leur masse, qui est moyenne (9,3 milliards de DH, dont 5,5 milliards pour les composants - transitors), mais par le dynamisme qu'ils présentent.


Pour comprendre les tableaux

La Direction de la Politique économique au ministère des Finances a “scanné” les résultats des exportations selon deux indicateurs: l'effet croissance, qui permet de voir comment les destinations ou les produits se comportent, toutes choses égales par ailleurs, comme s'il n'y avait pas de changement ni dans les destinations, ni dans les produits eux-mêmes. C'est en quelque sorte le dynamisme interne qui est mesuré. L'effet structure fait le contraire. Il regarde surtout ce qui arrive à changer, en quelque sorte, c'est l'indicateur de l'adaptabilité.

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