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Economie

Approvisionnement Ramadan
Gare aux spéculateurs!

Par L'Economiste | Edition N°:1621 Le 13/10/2003 | Partager

. Ils risquent d'influer sur les prix, notamment des tomates. La réorganisation des marchés de gros reste la seule solution. Le projet est dans les tiroirs depuis des annéesRamadan est placé cette année sous le signe de l'abondance. Le mois de novembre constitue en effet le pic de production de tomates et marque le démarrage de la campagne de dattes qui devrait connaître une augmentation de plus de 62% par rapport à l'année précédente. Les autres produits de forte consommation durant ce mois, comme les légumineuses et les produits d'élevage, sont disponibles en grande quantité et les stocks couvrent plusieurs mois de consommation. Tous les ingrédients sont là pour passer un Ramadan dans les meilleures conditions. Un seul hic, les spéculateurs.Les estimations prévisionnelles d'approvisionnement élaborées par le ministère du Commerce et de l'Industrie et des Télécommunications sont rassurantes. Toutes les mesures ont été prises pour faire face à la forte demande sur certains produits de large consommation. La mobilisation de toutes les parties concernées reste toutefois indispensable pour le bon déroulement de l'alimentation du marché local dans de bonnes conditions. Le mois de Ramadan a le mérite de remettre encore une fois sur le tapis le problème de la réorganisation des marchés de gros. . Améliorer la gestion des marchés de grosLes raisons du blocage du projet, initié par l'actuel Premier ministre lorsqu'il était en charge du Commerce, restent inconnues. Pourtant, tout le monde gagnerait dans l'amélioration de la gestion des marchés de gros. Les collectivités locales pourraient doper leurs recettes et, par le même, offrir de nouveaux services. L'exemple de la tomate est le plus édifiant. Avec un prix de départ oscillant entre 2 et 2,5 DH, le kilogramme atteint facilement les 8 DH à l'arrivée. Sur une production globale estimée entre 100.000 à 150.000 tonnes durant le mois de novembre, 40.000 t sont dirigés vers l'UE et tout le reste est écoulé sur le marché local. Sans compter les superficies de cultures vivrières qui disposent de cycles de production très courts. L'abondance de l'offre devrait dès lors se répercuter sur les prix. Ce n'est pas toujours le cas. Le jeu des spéculateurs sont en effet contraire à toute logique de marché.“Les prix auront assurément tendance à la baisse durant Ramadan”, assure Samir Tazi de l'Apefel sans grande conviction toutefois. En tout cas, affirme-t-il, même avec l'augmentation du quota d'exportation alloué au Maroc, le marché local sera suffisamment alimenté. Ce sont les premiers jours qui sont capitales, insiste de son côté Rachid Talbi Alami, ministre du Commerce, de l'Industrie et des Télécommunications. Si les marchés sont bien approvisionnés durant les premiers jours de Ramadan, les spéculateurs et autres intermédiaires de même acabit ne pourront plus influer outre mesure sur les prix. Des scénarios pourraient être mis en exécution pour couper la route aux spéculateurs. Le ministère de tutelle (Intérieur) pourrait intervenir pour orienter la marchandise durant ces premiers jours directement vers les grandes villes sans passer par les intermédiaires, souligne un observateur. Un voeu pieux mais qui peut assurément régler le problème de l'approvisionnement du marché une fois pour toutes. Noureddine FASSI

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