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AMO: Plus de 1.500 médecins spécialistes déconventionnés

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. Ils demandent la revalorisation des tarifs. La Cnops refuse et la CNSS fait une proposition. Seule issue: l’arbitrage de la ministre de la SantéPLUS de 1.550 médecins spécialistes privés ont manifesté par écrit leur «déconventionnement» de l’AMO. Au total, plus de 30% des praticiens spécialistes sont concernés. A ce jour, les demandes sont déposées au niveau du Collège syndical des médecins spécialistes privés. Selon Sâad Agoumi, le président du Collège, «le syndicat espère pour le moment une issue positive aux négociations avec l’Agence nationale de l’assurance maladie». Toutefois, les praticiens ne se font pas d’illusions sur ce point. La Cnops aurait refusé de réviser ses tarifs et ses procédures. «Ce refus a été signalé à la ministre de la Santé. Baddou a demandé qu’il lui soit notifié par écrit», révèle Agoumi. Pour sa part, la CNSS a proposé une revalorisation des tarifs AMO de 50% pour certains actes après acceptation des médecins. La revalorisation des 50% restants devant intervenir dans les 18 mois suivant l’accord avec les praticiens. Mais a priori, cette proposition ne semble pas convaincre les médecins qui crient «au chantage».Aux yeux de Saâd Agoumi, les prescriptions des médecins sont libres de par la loi. Autrement dit, «ni l’administration ni les organismes gestionnaires de l’AMO n’ont le droit d’imposer des tarifs aux particiens», martèle Agoumi. Cependant, le président du Collège nuance: «Ce processus de revalorisation des tarifs par la CNSS devra faire l’objet d’une campagne de communication pour expliquer aux médecins les avantages de cette proposition». En tout cas, cette situation ne prédit pas une résolution aux problèmes opposant les praticiens à l’Anam et aux organismes gestionnaires de l’AMO. Les médecins spécialistes comptent camper sur leur position. Ils affirment qu’ils ne céderont pas d’un iota sur cinq revendications principales. Et c’est la condition sine qua non pour toute relance du processus de négociation, répète-t-on à l’envi. En clair, le Collège réclame une remise des consultations à 200 DH et la révision des tarifs de la réanimation. Il réclame aussi la signature de deux conventions séparées avec l’Anam. La première avec les médecins et la deuxième avec les cliniques. «Ce qui est également bénéfique pour les patients qui auront plus de visibilité sur leurs factures», note My Saïd Afif, secrétaire général du Collège.Le paiement séparé des honoraires (médecins/ cliniques) pour plus de clarté fiscale fait également partie des réclamations. Enfin, le syndicat demande la création d’un deuxième secteur (en plus de celui reposant sur la tarification nationale de référence) qui sera conventionné, mais avec des dépassements des honoraires déclarés. Sauf que ce secteur, où l’adhésion serait volontaire, sera plafonné. Ainsi, les praticiens y adhérant devraient prévenir préalablement les patients en affichant clairement cette inscription dans les cabinets.


Arbitrage

LA convention de l’assurance maladie obligatoire stipule qu’en l’absence d’un accord, les parties doivent recourir à l’arbitrage de la ministre de la Santé. Le délai pour trouver un terrain d’entente a expiré le 17 juillet dernier. «La ministre tente d’avoir un consensus qui arrange l’ensemble des parties», explique le président du Collège syndical. Quant au projet de texte relatif à l’organisation du Conseil national de l’Ordre des médecins, il est déposé au sein du conseil. Selon le collège syndical des médecins spécialistes privés, ce projet devrait atterrir avant la rentrée parlementaire chez la tutelle. En attendant, ce retard décrédibilise les structures régionales du Conseil de l’Ordre et crée une confusion au niveau de leur gestion, affirme Saâd Agoumi, président du Collège.Jalal BAAZI

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