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Economie

AMO: La tarification, principal écueil

Par L'Economiste | Edition N°:2234 Le 15/03/2006 | Partager

. Les médecins s’accrochent aux prix des prestations en vigueur. Sur 1.000 médicaments remboursables, 440 sont des génériques LES médecins campent toujours sur leur position concernant les tarifs des consultations: 200 DH pour le spécialiste et 120 DH pour un généraliste. C’est ce qui ressort de la dernière proposition soumise par les praticiens aux organismes gestionnaires, vendredi dernier. Chakib Tazi, directeur général de l’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam) a, pour sa part, indiqué que les négociations avec les médecins n’ont pas évolué. S’exprimant lors de sa première rencontre avec la presse, lundi 13 mars à Rabat, il a souligné que la tarification nationale de référence est l’ultime pierre d’achoppement. Toutefois, les négociations avec les médecins ne doivent pas durer au-delà de 6 mois à compter du 6 mars, date d’entrée en vigueur de l’AMO. Au cas où aucun compromis n’est trouvé, ce sera au ministre de la Santé de trancher en publiant un arrêté fixant les prix. Tazi a, par ailleurs, affirmé que le délai maximum des remboursements des frais médicaux dans le secteur public sera de trois mois pour les affiliés et de six mois pour les prestataires de soins. “Quant à la CNSS, elle s’est engagée pour un délai ne dépassant pas les 60 jours”, a-t-il annoncé. Pour ce qui concerne la liste des 1.000 médicaments, il a affirmé que 440 sont remboursables sur la base du générique le moins cher et le reste sur le prix public marocain (PPM). La différence de prix entre les deux types de médicaments contenus dans la liste n’est que de 8%. Par ailleurs, Tazi a annoncé la mise en place en 2006 de trois régimes. Le premier couvrira les commerçants, artisans, professions libérales et travailleurs indépendants. Le deuxième intéressera les étudiants tandis que le troisième s’étendra aux anciens résistants et membres de l’armée de libération. Pour ce qui est enfin du Ramed, le régime de l’assurance maladie pour les plus démunis, il sera lancé cette année. Une commission interministérielle est actuellement chargée de son encadrement technique, organisationnel et financier. Le deuxième volet de la rencontre s’est focalisé sur la mission de l’agence ainsi que les différentes procédures liées à l’application de l’AMO. Dans cette perspective, Tazi a souligné le caractère progressif du système, en vertu de l’article 59 de la loi 65-00 portant code de l’AMO. Pour accompagner l’application de l’AMO, deux arrêtés ont été promulgués par le ministère de la Santé. Il s’agit du suivi de la femme enceinte durant la grossesse et la maternité et celui de l’enfant jusqu’à l’âge de 12 ans. Aujourd’hui, l’AMO a porté le nombre de la population couverte à 8,5 millions de personnes, soit 29% des Marocains. Parmi eux, 2,9 millions sont des assurés et le reste des ayants droit. Les nouveaux inscrits à la CNSS et à la Cnops représentent 10% de la population, soit 2,8 millions de personnes.


Missions

L’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam) est créée par la loi 65-00 en tant qu’établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Ses missions, définies aux articles 59 et 60 de la loi, consistent d’abord à assurer l’adéquation entre les exigences de la couverture médicale de base et la Santé publique. Lui sont notamment assignées les responsabilités d’arbitrage, de régulation et de gestion financière du Ramed. L’Anam conduit également les négociations relatives aux conventions entre les gestionnaires et les praticiens. Elle propose également les mécanismes de maîtrise des coûts, surtout pour les affections de longue durée. Enfin, l’agence assiste techniquement les organismes gestionnaires pour la mise en place d’un système d’évaluation des soins.Mustapha BENTAK

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