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Economie

AMO: Encore trop de doutes

Par L'Economiste | Edition N°:1872 Le 11/10/2004 | Partager

. A trois mois de la date butoir, on en est toujours aux débats d’experts!Le système de santé belge a beaucoup de similitudes avec le projet d’Assurance maladie obligatoire (AMO) en gestation au Maroc. L’intérêt que les responsables y portent s’est une première fois illustré par une visite d’étude effectuée en Belgique au mois de mai 2004. Les techniciens marocains ont alors beaucoup appris d’un système qui, malgré des dépenses énormes, arrive à garantir des prestations de soins combinant assistance et qualité. Vendredi, 8 octobre 2004, une forte délégation d’experts et responsables belges a pris part à un séminaire organisé par le ministère de la Santé à Rabat. Le thème de la rencontre «Financement et gestion de la couverture médicale de base» est important dans la mesure où il est au cœur de la réflexion sur l’AMO. Ce rendez-vous d’échange maroco-belge intervient à la veille de la mise en œuvre «effective», tel qu’annoncé par Mohamed Biadillah, ministre de la santé, de l’AMO à partir du «1er janvier 2005». Un agenda assez ambitieux quand on sait que le texte de la loi 65-00 (octobre 2002) portant code de l’AMO est encore dans sa phase embryonnaire. Yvan Mayeur, conseiller du ministère de la Santé belge, a émis la même remarque. Mettre une assise législative solide est important pour la bonne marche du projet. Le nouveau code de la pharmacie sera très prochainement soumis au Parlement. Pour sa part, Mustapha Mansouri, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a mis en exergue les avancées réalisées en matière d’assainissement de la CNSS et de la situation financière de la CNOPS. Pourtant ce grand chantier social, qu’est l’AMO, a des corollaires financiers et administratifs qui demandent du temps pour les mettre en place. En effet, Biadillah soulève le dilemme que représente le projet: «Comment financer le système de santé sans éviction des autres secteurs prioritaires et sans alourdir la charge pour la société et l’économie?». C’est la question qui taraude les intervenants dans l’élaboration du projet. Car aujourd’hui, l’assurance maladie ne couvre que 16% des dépenses de santé. Par ailleurs, les ressources fiscales nationales et locales ne sont à l’origine que de 25% de ces dépenses. Ainsi, le financement collectif de la santé ne concerne que 41% des dépenses de santé. Seuls 5 millions de Marocains bénéficient d’une couverture médicale. Le reste de la population se rabat sur le certificat d’indigence. La finance des hôpitaux s’en trouve embrouillée, car leur budget n’est pas exempt des dépenses engagées pour l’assistance des indigents. Pour le ministre, «les critères d’éligibilité des économiquement faibles ne sont pas encore standardisés et l’attribution du certificat d’éligibilité mérite d’être revue». Malgré le flou qui règne sur les moyens de financement de l’Assurance maladie de base, Biadillah reste optimiste. «Lorsque la loi 65-00 sera appliquée entièrement, elle couvrira l’ensemble de la population marocaine», n’hésite-t-il pas à annoncer.


98% de Belges couverts!

Les Belges sont confrontés à des difficultés d’un autre genre. Le vieillissement de la population engendre des coûts exorbitants pour leur système de santé. Ils ne s’en tiennent pas là. La population belge exige des soins de haut niveau, ce qui a un impact financier considérable sur le budget de la Santé. Ainsi, 98% des citoyens belges bénéficient d’une couverture médicale. Et chaque citoyen choisit son médecin et la qualité des soins qu’il veut. Ainsi, la Belgique se trouve devant un dilemme : comment planifier la santé tout en préservant cette liberté de choix. Comme le reste des pays européen, la Belgique dispose d’un système de santé «assurantiel», basé sur la solidarité. Mostafa BENTAK

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