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Politique

Alternatives dénonce l'inertie des élites face à la crise politique

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. Satanistes, islamistes, Moudawana… les “maux” de la société ont été passés au crible Pour l'université d'hiver de l'association Alternatives qui s'est tenue à Marrakech le week-end dernier sous le thème «Crise politique, les élites interpellées«, ce ne sont pas les membres de l'association qui démarreront les tirs mais des journalistes invités pour l'occasion. Et en matière de tirs, ces derniers n'y sont pas allés de main morte pour critiquer et faire le procès du politique et du développement du Maroc d'aujourd'hui, bref de son élite. Le diagnostic des participants était, comme attendu, accablant: échec de l'alternance, recul de la démocratie… et montée de l'intégrisme. A noter que l'association avait fait le même constat dans un workshop en février.Evidemment, les discussions sont revenues sur «les maux« de la vie politique: dysfonctionnements, irresponsabilité des gouvernants, de l'Etat, des élites, échec des législatives de septembre 2002, recul de la démocratie. Les membres d'Alternatives et les participants à cette université considèrent que «la nomination d'un Premier ministre en dehors des partis politiques constitue en soi un recul de cette démocratie. Lequel recul se confirme par ailleurs dans les dernières positions du gouvernement actuel et de sa justice«. Quelques jours après le procès des membres de la secte dite “satanique”, la rencontre d'Alternatives a servi d'espace thérapeutique à de nombreux participants qui ont crié au scandale et à l'indignation contre cette violation de la liberté. La mobilisation de la société civile pour cette cause a été bien saluée. «Et si à quelque chose malheur est bon, ce procès a permis à une certaine élite de s'intéresser enfin au conflit sociétal et à la menace du fanatisme religieux«. Les «bourdes« de M'hamed Boucetta ont été également pointées du doigt, notamment concernant la polygamie.En somme, grand étalage fut fait du diagnostic de la vie politique marocaine lors de cette université. Les perspectives étaient peu nombreuses, pour ne pas dire inexistantes. Les deux ministres invités (Nabil Benabdallah, ministre chargé de la Communication et Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport) se sont décommandés et plusieurs questions sont restées en suspens. Quant aux recommandations de cette association, qui se positionne en faveur de la modernisation des structures politiques et économiques, elles ont concerné la révision de la Constitution, la consolidation des partis politiques (en filigrane la réconciliation de l'élite avec ces formations) et, actualité oblige, l'invitation des islamistes au grand débat.Badra BERRISSOULE

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