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Allemagne: L'effet baisse d'impôts

Par L'Economiste | Edition N°:1584 Le 19/08/2003 | Partager

. Le déficit risque de dépasser à nouveau les 3% du PIB en 2004. L'UE pourrait entamer une procédure pour déficit excessif Le déficit public de l'Allemagne risque de dépasser à nouveau en 2004 le seuil limite de 3% du produit intérieur brut toléré en zone euro, du fait des baisses d'impôts programmées par le gouvernement, a averti lundi la Bundesbank. Dans son rapport mensuel d'août, la Banque centrale allemande a «salué» sur le principe le projet gouvernemental d'avancer de 2005 à 2004 un vaste programme de baisses d'impôts, qui devrait avoir pour effet de réduire de 15 milliards d'euros les rentrées fiscales. Mais «au vu des données actuelles» et «en l'absence d'un financement supplémentaire» des baisses d'impôts, par le biais de coupes dans les dépenses notamment, le pays court le risque d'enfreindre «non seulement ses propres limites nationales d'endettement, mais aussi le seuil de 3%» du PIB inscrit dans le pacte de stabilité, écrit-elle. L'Allemagne a déjà dépassé cette limite l'an dernier (3,6%) et prévoit d'être à nouveau dans le rouge cette année, à autour de 3,5%. Le gouvernement s'est fixé pour objectif de revenir dans les clous du pacte l'an prochain, mais sur la base d'un taux de croissance espéré de l'économie de 2%, qui est jugé trop ambitieux par nombre d'économistes. En cas de troisième dépassement consécutif, le pays serait menacé de sanctions financières imposées par ses partenaires européens, avec le risque d'une crise politique sans précédent. La Commission européenne pourrait entamer dès l'automne une procédure pour déficit excessif contre l'Allemagne, si celle-ci ne ramène pas son déficit public sous la barre des 3% l'an prochain, a ainsi averti le commissaire européen aux Affaires économiques, Pedro Solbes, lundi dans une interview. Berlin a donc l'intention de financer sa politique de relance essentiellement par un creusement du déficit. L'activité économique nationale est actuellement au point mort. Le PIB a reculé de 0,1% au deuxième trimestre, après déjà deux trimestre de léger repli auparavant. La Bundesbank espère toutefois un début de redressement au second semestre. «Les chances de voir l'économie se reprendre dans le courant de cette année et sortir de sa tendance à la stagnation sont préservées», souligne-t-elle. Elle pointe du doigt en particulier l'amélioration de la conjoncture mondiale, tirée par les Etats-Unis, et celle du moral des chefs d'entreprise en Allemagne.Synthèse L'Economiste

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