×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

Ali Chraïbi expose ses «Jocondes marocaines»

Par L'Economiste | Edition N°:2736 Le 17/03/2008 | Partager

. Exposition de photographies du 1er avril au 3 mai . Une quarantaine de clichés de femmesAuthentique, c’est ainsi qu’on peut qualifier les «Jocondes» de l’artiste marocain Ali Chraïbi. Sa collection de photographies de femmes intitulée «La Joconda» sera exposée du 1er avril au samedi 3 mai à la Galerie 127 à Marrakech. Comme c’est souvent le cas des tableaux de Léonard de Vinci, l’histoire de La Joconde «demeure obscure». Tel est le cas des travaux de Chraïbi en noir et blanc.C’est Nathalie Locatelli, propriétaire de la Galerie 127, qui a découvert les réalisations de ce photographe. Ce dernier accomplissait un travail de commande pour le Festival d’Azemmour. C’est ce qui va devenir après une galerie de portraits dont les visages sont étonnamment familiers. «C’est un hommage à un certain Maroc, celui de l’authenticité », indique l’artiste. «Rares sont les femmes marocaines qui se laissent photographier dans leurs intérieurs, surtout lorsque le photographe est un homme. Comment Ali Chraïbi les a convaincues de poser? Nous ne le saurons pas», affirme Natacha Wolinski, critique d’art. «Chraïbi nous livre des images d’une rare intensité en mettant à nu des visages, des regards, une gestuelle de crainte et de fierté mêlées que nous n’avons pas l’habitude de voir. Chacun de ces visages nous interpelle de façon pressante et bouleversante», poursuit-elle.Les portraits de Ali Chraïbi sont ceux de Fatima, Khadija, Henya, Milouda natives d’Azemmour, de Marrakech ou encore de Merzouga. Elles sont mères, grands-mères, femmes recluses ou bien boulangères, nounous, mendiantes et prostituées… Ces femmes sont toutes des Jocondes. Elles appartiennent à notre mémoire universelle et incarnent cet absolu du mystère de la beauté féminine que Léonard de Vinci, mais aussi Goya, Vermeer ou encore Zurbaran ont poursuivi avec un doux acharnement. Ali Chraïbi est leur élève. Les visages exposés sont souvent tragiques, traversés de rides et de cernes, marqués par les cicatrices de la vie, il a su traduire l’intensité de leur présence au monde... «Il y a une grâce, un mystère dans chacune de ces femmes. Et en même temps, toutes me sont familières. Ce sont les figures de mon enfance, ce sont les femmes du Maroc qui nourrissent les enfants, tiennent la maison, se couchent les dernières et se lèvent les premières. Ce sont les femmes qui m’ont élevé et à qui je rends hommage », commente Ali Chraïbi. Autodidacte, cet artiste a découvert la photographie il y a 12 ans. Il a démarré en 2005 cette série sur les «Jocondes marocaines» dont il expose une quarantaine de portraits aujourd’hui.Fatim-Zahra Tohry

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc