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    Economie

    Algérie: Série de privatisations en vue
    De notre correspondant, Nacer Ould Mammar

    Par L'Economiste | Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    . Algérie Télécom, Crédit populaire d’Algérie…. L’agroalimentaire également concernéL’ouverture du capital de l’opérateur historique Algérie Télécom sera lancée avant la fin du mois de juin 2008. L’annonce a été faite, récemment, par le ministre des Télécommunication, Boudjemaa Haichour. La mise en vente de licences mobiles de troisième génération (3G) devrait également intervenir à cette échéance, selon le ministre. Cette déclaration sonne comme un rappel et une mise au point à l’adresse du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements qui affirmait que l’ouverture du capital d’Algérie Télécom allait connaître des retards pour des raisons de marchés et de rentabilité.«Que ce soit le lancement des services mobiles de 3e génération ou l’ouverture du capital d’Algérie Télécom, tout doit être finalisé vers la fin de la première moitié de cette année», a indiqué Haichour. Seulement, le ministre n’a donné aucune indication sur le pourcentage du capital d’Algérie Télécom que l’Etat entend céder au futur repreneur: «Ce qui est sûr, est que la majorité du capital demeurera entre les mains de l’Etat», a-t-il précisé.Mais selon les indiscrétions, il est très probable que l’Etat détiendrait pas moins de 51% du capital d’Algérie Télécom. Celle-ci est le dernier grand opérateur historique africain dont le capital reste entièrement détenu par l’Etat. Sa mise en vente intéresserait de nombreux opérateurs internationaux: Itissalat, France Télécom, QTel, Vodafone, Telefonica...Lancé début 2000, le processus de privatisation a été repoussé à plusieurs reprises, faute de décision politique. Haichour a fait savoir que c’est le chef du gouvernement qui a donné instruction pour étudier l’ouverture du capital de cette entreprise de grande envergure dont l’étude est presque finalisée.. Minoteries et semouleries privéesL’autre fleuron de la finance concerné par la privatisation est le Crédit populaire d’Algérie (CPA). Sa reprise est relancée, comme l’envisage le ministre des Finances, avant la fin du premier trimestre de l’année en cours. Sa privatisation se ferait, à coup sûr, sans la banque française Crédit Agricole donnée favorite lors du premier processus de mise en vente de la banque publique. Après Société Générale, c’est la seconde banque française candidate au rachat du CPA à annoncer l’abandon de ses projets d’acquisition. Et pour cause, le groupe français a réalisé un bénéfice en recul pour 2007, très affecté par la crise financière internationale. La banque a indiqué avoir provisionné 3,3 milliards d’euros pour couvrir des dépréciations liées à la crise des «subprimes» aux Etats-Unis.Résultat: Crédit Agricole a annoncé, par la voix de son PDG, qu’il n’envisageait plus d’acquisitions. «Disposant d’une base de capital solide, il donnera la priorité au développement organique et n’envisage pas de nouvelles initiatives de croissance externe», a indiqué le communiqué de presse du groupe.Par ailleurs, d’autres privatisations ont également été annoncées dans le secteur de l’agroalimentaire. La société de gestion des participations de l’Etat (SGP-Segro) a ainsi proposé à la privatisation 4 unités agroalimentaires relevant des groupes industriels affiliés à son portefeuille. Ce secteur est le maillon de l’économie nationale la plus touchée par le processus de privatisation. Il s’agit donc de deux filiales, la première étant les moulins de Tizi Ouzou, composée de la semoulerie de Baghlia dans le département de Boumerdès produisant 2.000 q/j de blé et de la minoterie de Tadmait (Tizi Ouzou) produisant 7.000 q/j de blé. Dans cette région, comme un peu partout en Algérie, l’apparition de nombreuses minoteries et semouleries privées avait fragilisé la situation de ces entreprises économiques. 116 employés n’avaient pas perçu leurs salaires l’an dernier. L’avis d’appel à manifestation d’intérêt lancé par la SGP concerne également la filiale moulin du tell (Molitell-Blida) composée de la minoterie de Smailia d’une capacité de production de 4.000 q/j ainsi que le complexe de pâtes alimentaires de Ben Badis produisant 1.500 q/j de semoule et 280 q/j de pâtes alimentaires. La privatisation de ces quatre unités porte sur la cession de la totalité de leurs titres sociaux, indique la même source. Le délai de dépôt des offres est fixé au 18 mars. Cette offre de cession s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’ordonnance du 20 août 2001 relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques et des dispositions du Conseil des participations de l’Etat (CPE).

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