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Economie Internationale

Algérie: Les dossiers chauds du nouveau chef du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:669 Le 28/12/1999 | Partager

· Première priorité: Mettre en place le programme de redressement économique et social du Président Bouteflika

LE nouveau chef du gouvernement algérien Ahmed Benbitour, nommé jeudi (en remplacement de Smaïl Hamdani qui a démissionné le même jour), va avoir la lourde tâche de mettre en oeuvre le programme de redressement économique et social du Président Abdelaziz Bouteflika élu en avril dernier. Cet économiste libéral, qui a été un des interlocuteurs de son pays avec les instances financières internationales, va prendre en main une économie chancelante, n'attirant pas les investisseurs étrangers malgré les appels pressants du Président Bouteflika.
M. Benbitour devrait avoir comme tâche prioritaire d'atténuer le chômage dont le mécontentement alimente indirectement la violence. Le chômage atteint un taux de 30% de la population active.
Autre priorité pour M. Benbitour, les investisseurs étrangers qui ne semblent pas pressés de venir s'installer en Algérie en raison d'une situation sécuritaire encore incertaine.
En effet, l'Algérie n'attire annuellement que 500 millions de Dollars d'investissements étrangers, selon le ministre des Finances, M. Abdelkrim Harchaoui. Ces capitaux étrangers interviennent essentiellement dans le secteur pétrolier, alors que l'Algérie a besoin de mettre en place un tissu de petites et moyennes entreprises, selon les économistes, pour créer de l'emploi et des richesses.
Les ressources propres du pays sont aussi lourdement grevées par le service de la dette extérieure qui était de 30,4 milliards de Dollars en 1998. Celui-ci devrait atteindre encore 26,5 milliards de Dollars en l'an 2000 et 25 milliards en 2001.
Ces investissements se heurtent à la bureaucratie et à la corruption que M. Bouteflika a dénoncées à maintes reprises, et qui entravent leur venue.
Parallèlement, M. Benbitour devra assainir la justice algérienne qui a connu de nombreux scandales ces dernières années.
Une douzaine de cadres viennent d'ailleurs d'être acquittés, en appel, début décembre, de délits de détournement d'argent dans une société de l'Etat. Ils avaient été lourdement condamnés et ont séjourné plus de quatre ans en prison sous de fausses accusations.
Il aura aussi à s'attaquer à la réforme du système éducatif que M. Bouteflika a qualifié de "sinistré" et à trancher sur l'utilisation du français dans cet enseignement, alors que l'arabe est devenu la langue unique officielle.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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