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Politique Internationale

Albertville: JO d'hiver sous le signe de la modernité

Par L'Economiste | Edition N°:16 Le 13/02/1992 | Partager

La cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville s'est déroulée sous le signe de la modernité Samedi 8 Février.
La flamme a été allumée par Michel Platini et un jeune espoir du ski français. Une toute jeune fille, portant le costume traditionnel d'Alsace, a chanté, sans musique, la Marseillaise et la distorsion entre la voix enfantine et les paroles guerrières a servi de liaison entre la pompe officielle et la poésie chaplinesque du spectacle. Ensuite, le spectacle s'est poursuivi dans une atmosphère de grâce et de féérie. D'après Jean Rabasse, auteur des décors "on fausse les perspectives, on change l'échelle des objets, on les exagère, on les décale". Les humains eux-mêmes sont décalés, pantins aux pieds ailés se balançant sur des élastiques accrochés au mât, aspirés vers le centre et puis s'égaillant, jaillissant, tête-bêche, dessinant un monde à l'envers, ou métamorphosés.
A cet événement sportif, Jean Claude Killy et Michel Barnier, co-présidents du Comité d'organisation des Jeux, entendent conférer, malgré son gigantisme, "une chaleur, une ambiance, une qualité de vie de taille humaine". Au regard des conflits dont le monde nous offre le spectacle, "on ne peut qu'apprécier, ajoutent-ils, ce moment magique des Jeux où autant de gens de différentes conditions, opinions, races, se retrouvent pacifiquement dans le sport et par le sport".
33.000 spectateurs étaient présents a cette séance d'ouverture.

Les Jeux Olympiques d'Albertville, regroupent 13 sites olympiques qui s'étendent sur une vallée de 1600 m2. Selon M. Samaranch, président du Comité International Olympique, il s'agit "de jeux compliqués et très difficiles en raison de la dispersion des treize sites, reliés entre eux par des routes de montagne et non par des autoroutes. En cas de mauvais temps cela peut perturber les déplacements".
Par ailleurs, beaucoup s'interrogent si actuellement la tradition de pureté sportive éloignée de toute autre considération s'est maintenue, car si les Jeux Olympiques de l'Antiquité ont eu parfois la vie difficile, c'est le cas aujourd'hui.
De plus, autre souci pour les responsables, soucieux de préserver l'éthique des Jeux, les sommes qui transitent forcément à l'occasion de ces manifestations gigantesques et dont on doit éviter qu'elles ne prennent le pas sur l'esprit olympique originel.
Enfin le problème de la représentation dans l'ancienne URSS s'est posé. Si les trois Républiques Baltes ont été reconnues par le mouvement olympique le 11 Novembre 1991 et présentent leur propre délégation à Albertville, les athlètes originaires de cinq Républiques de la Communauté des Etats Indépendants ont été rassemblés au sein d'une équipe "unifiée", constituée à la hâte sous la pression des événements politiques. Nostalgie confuse d'une gloire évaporée, certains dirigeants et athlètes portent toujours hors compétition, des tenues frappées du sigle CCCP, du marteau et la faucille...

Laïla TRIKI.

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