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    Affaires

    Al Omrane toujours boulimique

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . Des projets d’envergure annoncés. 90% des programmes sociaux accomplis dans les délaisAl Omrane veut «plus de soutien pour pouvoir acquérir davantage de foncier selon des conditions préférentielles». C’est ce qui est ressorti de la conférence de présentation des réalisations du groupe, tenue hier à Rabat. Par conditions préférentielles, il est entendu que des mesures interviennent pour réguler l’acquisition de terrains à des prix adéquats, flirtant avec leur coût de revient.«Le foncier est notre principale matière première. D’ailleurs, notre agenda de réalisations immobilières est tellement chargé que nous ne pouvons pas nous permettre de détenir des réserves foncières», a déclaré Najib Laraichi Badaoui, président du directoire du holding.Il faut dire que les disponibilités foncières suivent difficilement, vu l’ampleur des projets que le groupe s’est assignée. Jusqu’ici, pour la période 2003-2007, le Holding s’était principalement rabattu sur le foncier public, notamment les terrains relevant du domaine privé de l’Etat. Avec des objectifs colossaux: résorption de l’habitat insalubre à hauteur de 40% d’ici 2012, dynamisation du logement social et diversification de l’offre en matière d’habitat. Le foncier public suffira-t-il? Pour Laraichi, le foncier est la «pierre angulaire» pour «mener à bien tous les engagements», notamment l’accélération du programme «villes sans bidonvilles» et la finalisation des logements sociaux «low cost». S’ajoutent au menu des projets de mise à niveau urbaine et le programme de création de villes nouvelles, qui devraient être achevés à partir de 2012 et qui nécessitent 5.000 hectares de superficie globale. Cerise sur le gâteau couronnant la difficile équation foncière: tous ces programmes supposent des délais à respecter. «Un audit ministériel a été réalisé, il en est ressorti que 90% des projets sociaux ont été accomplis par Al Omrane dans les temps qui leur étaient impartis», assure le président du holding. Notons qu’en 2007, le groupe a réalisé des investissements per capita de 6,6 milliards de DH. En témoignent les mises en chantiers et les achèvements qui ont porté globalement sur 137.500 unités dont 76.000 de restructuration. Face à l’embellie générale, le CA n’est pas non plus en reste. Il s’est situé autour de 4,7 milliards de DH pour 2007 pour un résultat net de 314,47 millions de DH. «Ces résultats s’inscrivent dans le prolongement de ceux réalisés lors de la précédente période, et traduisent la contribution du groupe à la dynamique générale du secteur immobilier», affirme Laraichi. Rappelons qu’Al Omrane est constitué d’une société holding et de 12 sociétés filiales. Le Groupe opère dans les segments tous azimuts du secteur de l’immobilier: haut et moyen standing, logement économique et habitat social. Son capital social consolidé a atteint 2,1 milliards de DH en 2007. Il emploie quelque 1.050 salarié,s pour un taux d’encadrement de 45%. Le groupe Al Omrane a réalisé au cours de la période 2003-2007, un investissement cumulé de 22,14 milliards de DH. Les mises en chantier ont porté, pour cette période, sur 633.000 unités d’habitat dont 300.000 unités de restructuration. Les achèvements ont été réalisés à hauteur de 424.000 unités dont 187.000 de restructuration.


    Le social, fer de lance

    Le programme «villes sans bidonvilles» a été lancé en juillet 2004. Il concerne 83 villes pour 293.639 ménages résidant dans près de 1.000 bidonvilles. Situés principalement au sein de l’axe Kénitra-Casablanca, Marrakech et Agadir, les bidonvilles à éradiquer supposent un coût global estimé à 25 milliards de DH, dont 10 milliards sous forme de subventions du Fonds Solidarité Habitat. Le programme national du logement à 140.000 DH, quant à lui, vise la construction d’environ 130.000 unités de logement à faible coût pour un investissement global de 15,5 milliards de DH. «Ce produit, d’un coût unitaire accessible, vise à faire bénéficier les familles les plus démunies des subventions de l’Etat, notamment celles dont le salaire mensuel n’excède pas 1,5 fois le Smig», explique Laraichi.Mohamed MOUNADI

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