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    Politique

    Al Amaoui: «On ne capitulera pas»

    Par L'Economiste | Edition N°:2785 Le 27/05/2008 | Partager

    . Il compte attaquer le gouvernement en justice pour «mensonge et terrorisme». Le retrait de la CDT de la deuxième chambre est irrévocable. Les élections du 7 septembre n’avaient rien de transparent«Pas de marche arrière sur la démission collective de nos syndicalistes de la Chambre des conseillers». Avec cette réponse, on ne peut plus ferme, Noubir Al Amaoui, secrétaire général de la CDT, annonce la couleur. Il va plus loin en réaffirmant que la décision de démission ne dépend pas des individus mais de sa centrale. «C’est une décision politique qui dépend entièrement des positions stratégiques de notre syndicat. C’est la CDT qui a donné son aval pour l’élection de ces conseillers et c’est à elle que revient aussi la compétence de mettre fin à leur mandat», explique le leader syndicaliste.Ce retrait en masse a été entrepris en guise de «protestation contre le sommeil qui frappe la Chambre des conseillers», justifiait Al Amaoui sur les colonnes de L’Economiste en «accusant cette instance de ne pas faire son travail» (cf. www.leconomiste.com). Aujourd’hui, cet épisode d’«activation des institutions dormantes» marque une nouvelle étape chez Al Amaoui et la CDT: attaquer le gouvernement en justice. Rien que cela!«Ce n’est pas de la surenchère», se défend Noubir Al Amaoui, «mais plutôt un droit», ajoute-t-il. «Il faut faire fonctionner les organes juridictionnels spécialisés dans ce type d’affaires. Le recours à la justice ne doit pas être un luxe que l’on s’offre occasionnellement», martèle le syndicaliste. Il poursuit: «Si les institutions étaient actives (allusion faite ici au ministère public), nous n’aurions pas eu recours à cette forme de contestation».Aux yeux d’Al Amaoui, le gouvernement pourrait être accusé de mensonge notamment au sujet du taux de participation à la grève générale de la CDT du 21 mai. La liste des griefs comprend aussi «l’atteinte au droit de grève» à travers la retenue sur salaire des jours non travaillés que Al Amaoui qualifie de «terrorisme gouvernemental». Elle s’étend même à «la manipulation des résultats des dernières élections». Pour le leader syndicaliste, «ces élections n’avaient rien de transparent. L’argent sale circulait de façon flagrante faisant le bonheur des grossistes des voix».Au sujet de la grève du 21 mai, Al Amaoui a affirmé, lors d’un meeting tenu dimanche dernier, que «le message de la Centrale est arrivé». L’essentiel pour lui est que «l’appel à la grève a terrorisé le gouvernement et des villes entières sont restées vides pendant toute la matinée». Cela fut le cas notamment à Casablanca où les commerces sont restés fermés toute la journée de crainte qu’ils ne soient victimes de débordements potentiels.Nabil TAOUFIK

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