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Economie Internationale

Ajustement structurel : Le FMI satisfait de l'expérience tunisienne

Par L'Economiste | Edition N°:111 Le 06/01/1994 | Partager

Grâce à une gamme de mesures macro-économiques et structurelles appuyées par le FMI dans le cadre d'un accord de confirmation de 18 mois d'abord, puis d'un accord élargi de quatre ans, la Tunisie "progresse à grands pas dans la mise en place d une économie dynamique et résolument ouverte sur l'extérieur", indique le FMI dans son bulletin du 20 décembre.

Le programme de réforme lancé en 1986 a en effet contribué à stimuler l'activité économique, à ralentir l'inflation, à renforcer le secteur extérieur et à réduire l'endettement, note le Fonds. Dans un premier temps, les mesures mises en oeuvre avaient porté sur l'intensification du contrôle des changes et des échanges commerciaux, la compression de l'investissement public et des salaires. Ces actions s'étaient révélées insuffisantes, d'où une redéfinition de la stratégie, rappelle le FMI.

Les efforts ont été donc axés sur la libéralisation des prix, du commerce, des taux d'intérêt et de l'investissement d'une part, et sur la simplification des incitations à l'investissement et la réforme des entreprises publiques et du secteur financier, d'autre part. La croissance économique en Tunisie s'est fortement accrue durant la période 1987-92, et ce, en dépit d'importantes fluctuations de la production agricole d'une année à l'autre. Le taux de croissance annuel moyen s'est établi à 5% contre 2,8% pour les cinq années précédentes. L'agriculture a amélioré sa part dans le PIB. Celle-ci s'est élevée à 17.2% entre 1987 et 1992 après 16,4% cinq années plus tôt.

L'apport du secteur manufacturier a augmenté lui aussi, passant de 9% du PIB en 1981-1986 à 11,5% en 1987-1992. Sous l'effet de la hausse affichée par les transports, les télécommunications et le commerce, le secteur des services a connu le plus grand essor, puis que sa part dans le PIB est passée à 45,9 contre 43,2%. Seul le secteur pétrolier a accusé une baisse en valeur absolue pour ne plus représenter que 6,4% du PIB contre 9,6% en 1981-86.

L'indicateur épargne-investissement a également bien réagi aux actions entreprises. Après une contraction de l'investissement brut hors administration centrale, le ratio investissement/PlB a grimpé à 21,1% en 1992. Celui de l'épargne intérieure brute/PIB est remonté de 16,2 à 20,4% suite à une nette amélioration du taux d'épargne des agents économiques qui s'est chiffré à 14.7 % du PIB en 1992, l'administration centrale étant exclue.

Grâce à une politique financière "prudente", déclare le FM[, l'inflation a été contenue, puisqu'elle est tombée de 9,6 en 1981-86 à 7% entre l987-92. Concernant les comptes extérieurs la balance des paiements s'est améliorée, faisant ressortir un déficit extérieur courant de 3,9% du PIB en moyenne. Pour ce qui est de la dette extérieure enfin, la Tunisie est parvenue à modifie la composition même de sa dette, puis que les engagements envers les organisations multilatérales ont sensiblement augmenté.

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