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    Air Sénégal: Encore un effet d’annonce?

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Dakar relance son projet de reprise. Mais toujours pas de date ni d’offre concrèteMaintes fois annoncée, mais jamais concrétisée. Cette fois, c’est le conseiller en communication de Farba Senghor, ministre sénégalais de l’Artisanat et des Transports aériens, qui se met en scène, vendredi 2 mai. C’est la quatrième annonce, depuis la première menée par Senghor, tambour battant, en octobre 2007, évoquant la reprise du contrôle d’Air Sénégal International (ASI). Déjà, à l’époque, le ministre visait une participation de 75% de la compagnie aérienne aux dépens de l’actionnaire majoritaire actuel, Royal Air Maroc (RAM). Depuis, cette sortie, qui avait abouti à une polémique malsaine, a fait pschitt. Rappelons que pour ce projet de reprise, aucune date n’a jamais été avancée. Est-ce pour cela qu’il a préféré cette fois-ci mettre son discours dans la bouche de son conseiller en communication? «Le gouvernement va reprendre en totalité les parts marocaines du capital social de la compagnie Air Sénégal International». Annoncée de cette manière, de surcroît devant un public acquis (les principaux syndicats des travailleurs du Sénégal), en marge des festivités de la fête du 1er Mai, la prise de contrôle tombe dans ce sens. Mais la vraie question, c’est comment va-t-il réaliser toutes ses ambitions annoncées? «Une compagnie aérienne d’un pays sous-développé ne peut pas fonctionner seule». Le conseiller de Senghor ne croit pas si bien dire. Même s’il déclare à nos confrères sénégalais que «nécessairement, une autre remplacera Royal Air Maroc», assénant au passage la sempiternelle assertion «le Sénégal était en discussion avec beaucoup de pays», les choses ne sont pas aussi simples. En attendant, à charge au ministre sénégalais de dire aux bailleurs de fonds de la compagnie et loueurs d’avions, comment il compte reprendre les garanties assurées par RAM? Là est le débat.La seule nouveauté dans le discours, «RAM livre une concurrence déloyale à ASI», ne tient pas non plus la route. Les passages de RAM sur le Sénégal ne représentent que 14% des vols. Joint par L’Economiste, la direction de la compagnie n’a pas souhaité commenter ces déclarations. Driss Benhima, une fois encore, a préféré abonder dans le sens de l’intérêt bien compris entre le Sénégal et le Maroc. «La situation d’Air Sénégal a été largement redressée après les évènements de 2005 qui avaient conduit à la crise financière de 2006». D’ailleurs, au plus haut niveau, l’on s’attelle à l’opération haj 2008, qui nécessite la coordination du gouvernement sénégalais, d’ASI et RAM pour rééditer le coup de la dernière assemblée de l’Organisation islamique de Dakar où ces trois parties ont fait des émules.A noter par ailleurs que la commission chargée de préparer la sortie de RAM du capital de sa filiale a vu ses travaux interrompus depuis novembre 2007. Bachir THIAM

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