×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Aïn Sebaâ/plan d’aménagement
10.000 résidents protestent

Par L'Economiste | Edition N°:2743 Le 27/03/2008 | Partager

. Ils décident de tenir des sit-in pour faire entendre leurs voix . Une situation qui dure depuis 20 ansLes habitants d’Aïn Sebaâ crient à l’injustice. Essentiellement, les résidents des allées de la plage et des jardins. Une injustice que leur fait subir le plan d’aménagement depuis 20 ans. Ce document prévoit de faire table rase de leurs logements, leurs commerces, leurs écoles... pour mettre en place un boulevard qui reliera la préfecture à l’océan-est, sur une longueur de 2 kilomètres et une superficie de 30 hectares. Du coup, c’est le gel de toute transaction immobilière dans la zone au nom du plan d’aménagement. Les propriétaires ne peuvent donc ni vendre, ni construire. Pourtant, l’ex-Commune d’Aïn Sebaâ avait informé, en 1987, le ministère de l’Intérieur qu’elle n’avait pas les moyens de réaliser un tel projet. En plus de l’argent à débloquer pour la mise en place de la voie, il faut aussi indemniser les propriétaires. Chose qui n’est pas aisée car 98% des terrains sont des propriétés privées. Seuls quelque 1,5% relèvent des Domaines et des Habous. L’ex-commune d’Aïn Sebaâ en avait fait part également, du temps de la conception du plan d’aménagement, à l’Agence urbaine, au ministère de l’Intérieur et à l’équipe Pinceau qui était chargée de l’élaboration du plan.Cette Commune a même suggéré une alternative: remplacer la voie projetée par l’extension d’une artère déjà existante et qui sépare la commune d’Aïn Sebaâ de celle de Sidi Bernoussi. Une alternative qui ferait moins de dégâts, la quasi-totalité des terrains relevant des Domaines avec des populations moins nombreuses. Tout cela n’a pas persuadé ni l’Agence urbaine, ni l’Intérieur de rectifier le tir. Et c’est l’avenir de plus de 10.000 habitants qui se trouve hypothéqué, celui aussi de nombreuses entreprises et établissements scolaires.Pour faire entendre leurs voix, les habitants ont constitué l’association Al Amal. Ils ont porté leurs affaires devant la Wilaya, l’Agence urbaine et la ville, mais sans réponse. Ils comptent durcir le ton. Dans une dernière réunion, l’association a exhorté les résidents des allées des plages et des jardins à entreprendre d’autres formes de mobilisation. Des comités de quartier ont ainsi été mis en place. Prochaine étape, un sit-in devant la wilaya et l’agence urbaine. «C’est une injustice au nom de la loi qui nous est infligée dans ce qu’il y a de plus sacré, le droit de propriété qui est un droit constitutionnel», souligne Fouad Salah, président de l’association Al Amal. Depuis que le tracé de la voie figure sur le plan d’aménagement, rien ne peut changer. C’est le blocage total: ne sont permis ni vente de terrain, ni construction et ni même rajout de niveaux aux logements déjà existants. Mêmes ceux qui disposaient d’autorisations de construire ne peuvent plus les mettre en application. «Nous demandons à l’administration d’être logique avec elle-même. Soit nous indemniser et construire la voie, soit revenir sur la décision et nous laisser exercer nos droits. Mais non de nous prendre en otage depuis 20 ans» , insiste Fouad Salah.


Agence urbaine

Cette administration prépare un nouveau plan d’aménagement qui aura une durée de vie de 10 ans et non de 20 ans comme le précédent. Les responsables de l’Agence disent que «ce qui caractérise le plan en préparation est sa flexibilité». Ce que les habitants implorent pour leur rendre justice, c’est de ne pas reconduire la même voie dans le nouveau plan. Avant l’entrée en vigueur du plan d’aménagement, ce dernier doit d’abord faire l’objet d’une enquête publique. Les habitants peuvent  y signaler leurs doléances. Auront-elles l’écho escompté? Ali Jafry

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc