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Aïn Harrouda: Une rentrée scolaire perturbée

Par L'Economiste | Edition N°:1857 Le 20/09/2004 | Partager

. En cause, le recensement et le retard dans les inscriptionsPlusieurs groupes d’écoliers se précipitent vers l’école Siham 2 à Aïn Harrouda. D’autres, en solitaire et apparemment moins enthousiastes, traînent le pas. Les plus petits, accompagnés de leurs parents, tiennent stylos et feuilles dans leurs mains, pressés qu’ils sont de montrer qu’ils vont à l’école. En fait, c’est pour noter les fournitures scolaires. “Même s’ils ne savent pas encore lire ni écrire, ils veulent imiter leurs grands frères. Pourvu que leur enthousiasme dure longtemps”, avance une maman. A l’intérieur de cette école, qui se trouve juste en face d’un bidonville, des dizaines de femmes attendent la sortie des classes. D’autres, assises à l’ombre du mur de l’école, bavardent bruyamment. La cour bourdonne des cris et des rires des enfants. “Je me demande si c’est la rentrée des élèves ou de leurs parents”, avance le gardien de l’école, agacé.Débordé, le directeur donne un coup de main dans l’opération d’inscription. “Les gens ne respectent pas les délais d’inscription. Normalement, nous devons réellement commencer les cours aujourd’hui, mais on est loin de cet objectif”, explique le directeur. “Les inscriptions ont commencé il y a quinze jours. Mais peu sont ceux qui ont pris la peine de le faire. C’est une zone de douars et de bidonvilles où les gens sont un peu “relâchés”, ajoute-t-il. D’autres motifs sont avancés par le directeur. “Il y a également beaucoup d’improvisation au niveau des livres et manuels scolaires. Une liste modifiant les livres de certains niveaux scolaires nous est parvenue le 7 septembre. Hier, nous avons reçu une autre liste qui annule la précédente”, affirme le directeur. Dans la cour de l’école, mères, pères et enfants se côtoient. Les enfants, bruyants comme toujours, jouent aux courses-poursuites. Un groupe de femmes vient s’enquérir sur l’état de santé de l’enseignante de leurs enfants. Malade, elle a raté la majorité de ses cours l’année dernière. “Le niveau de nos enfants dans la matière enseignée par cette institutrice en souffre. Il est très bas. Nous ne voulons pas que ce scénario se répète encore cette année. Surtout que nous avons su par nos propres moyens qu’elle s’absentera pendant deux autres mois”, explique une mère.Dans une autre école d’Aïn Harrouda, l’heure est à la confusion. Déçue, la majorité des écoliers ont rebroussé chemin. Seuls les élèves de deux niveaux scolaires ont pu rejoindre leurs classes. Les autres doivent revenir après la fin du recensement. Huit enseignants de cette école sur dix participent à cette opération nationale. En attendant leur retour, chacun des deux restants doit s’occuper de deux groupes. Les salles sont bondées. “Nous ne pouvons pas commencer les cours maintenant. En attendant, on va se contenter d’établir les listes des groupes, donner l’emploi du temps et faire des révisions des cours de l’année dernière. Surtout en langue française. Les élèves en ont fort besoin”, confirme un enseignant. Mohamed AKISRA

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