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Aïd-al-Adha
Casablanca: Fièvre des prix, samedi et dimanche?

Par L'Economiste | Edition N°:1695 Le 30/01/2004 | Partager

. Plus d'une centaine de points de vente ont été recensés dans la métropole. Le jour de la fête, observer strictement les règles d'hygiène et vérifier la propreté des outils du boucher . Mettre les déchets dans des sacs et ne pas rater le passage des éboueursDeux jours avant l'Aïd, les prix ont commencé à flamber sur les marchés de Casablanca. La demande sur le mouton, qui s'est d'ailleurs stabilisée par rapport à l'année dernière, est en dessous de l'offre. Selon des estimations des services concernés, cette dernière est de l'ordre d'un million de têtes et répondrait largement aux besoins des populations casablancaises. La métropole mobilise donc près du cinquième de l'offre nationale estimée à 4,82 millions d'ovins.Les marchés improvisés mais strictement contrôlés s'animent. Les prix connaissent des fluctuations à longueur de journée. Il suffit qu'il y ait foule pour qu'ils grimpent de 200 à 400 dirhams par tête. Ils risquent d'augmenter encore plus puisque fonctionnaires et salariés ont été payés. Au niveau de Casablanca, plus d'une centaine de points de vente ont été recensés. Ils sont installés en plein air ou dans des entrepôts loués pour la circonstance. A Ifriquia, Bachkou, Sbata, Hay Hassani, Derb Ghallef… ce sont de véritables souks aux moutons qui sont organisés. Il y a une forte présence d'éléments de la Sûreté nationale en uniforme et aussi en civil pour protéger les visiteurs, surtout contre les pickpockets. Les bêtes sont amenées à bord de camions ou pickups des régions environnantes de Casablanca (Doukkala, Chaouia, Béni Meskine…). La race la plus appréciée est le “sardi” de la région d'El Borouj dans la province de Settat. Elle est aussi la plus chère. Un “sardi” coûte entre 3.000 et 4.000 dirhams sur les marchés de Casablanca. D'autres variétés sont à portée des bourses et sont proposées à partir de 1.800 DH. A Settat, le “sardi” coûte 700 DH moins cher. Il faut dire que ce sont les “revendeurs” et les intermédiaires qui sont souvent à l'origine de la fièvre des prix. Les “chanaka” sont connus et facilement repérables par les habitués des souks. En effet, on les distingue rapidement des vrais éleveurs venus écouler la production de leurs troupeaux. Aïd-al-Kébir est leur seule occasion pour faire des affaires et s'assurer quelques revenus. Leurs camions sont stationnés les uns à côté des autres et les moutons exposés à même la carrosserie. Seules deux ou trois têtes sont “descendues”, histoire d'étaler la marchandise et de montrer à l'éventuel acheteur que “c'est du bon” (lamlih). Dans les garages et entrepôts, il n'y a pas foule. Généralement, ce sont les habitants du quartier qui viennent s'y approvisionner. Les garages sont loués au moins deux semaines avant l'Aïd. Les prix de la location sont déterminés en fonction du nombre de moutons et aussi de la superficie du garage en question. Ils varient entre 2.500 et 4.000 DH. Les éleveurs s'y installent avec leurs aides. Il y a en moyenne 5 à 6 personnes qui accompagnent l'éleveur. Ils viennent tous de la même région, du même douar. Ils sont prêts à tout pour faire face à toute tentative de vol. Dans ces garages que l'on retrouve un peu partout, de Belvédère à Hay Farah, Derb El Kabir, Bourgogne ou Lahjajma, la variété des prix est étonnante. On y propose des moutons entre 1.200 et 2.700 dirhams. Ce n'est pas le “sardi”, mais une race ramenée de Timahdit. De manière générale, les ovins mis sur le marché sont des moutons “adultes” provenant pour une bonne partie des naissances de la campagne 2002-2003. En plus, les antenais (entre un an et 18 mois) sont aussi nombreux et connaissent une forte demande. Moins chers que les “adultes”, ils sont appréciés par la population citadine.


Conseils et astuces pour le jour de la fête

Comme à l'occasion de chaque fête, les services d'hygiène rappellent quelques précautions à prendre (voir aussi page Eco-Consom): - Avant que le boucher ne procède à l'immolation du mouton, il faut s'assurer que ses outils sont bien lavés et ses mains propres.- Pour “gonfler” le mouton, il faut lui conseiller de le faire avec une pompe à air plutôt que directement par la bouche. - Il faut aussi procéder à une vérification minutieuse des abats (foie et poumons). Si on constate qu'ils contiennent des kystes, parfaitement visibles et repérables, il ne faut absolument pas les consommer. Il ne faut pas non plus les jeter dans les poubelles car ils risquent d'être consommés par des chiens et des chats qui s'en trouveraient contaminés et propageraient la maladie ou la transmettraient à l'homme. Ce qu'il faut faire, c'est incinérer ces abats.- Il faut laisser sécher la carcasse avant de commencer à en consommer. C'est ainsi que la chair conserve toute sa fraîcheur et reste donc tendre. Il ne faut pas non plus abuser de la consommation de viande. Diarrhées et coliques seraient au rendez-vous.- Se renseigner sur le médecin de garde et les pharmacies ouvertes ces deux jours de fête. - Le jour même de l'Aïd, il est conseiller aux ménagères de se munir de sacs poubelles et d'y mettre les déchets. Il faut ensuite les déposer dans les endroits réservés à cet effet. Lydec a distribué 35.000 sacs d'une capacité de 50 litres chacun (environ 30 kg). Le concessionnaire va se charger de leur ramassage. Il ne faut surtout pas rater le passage des camions: les éboueurs vont travailler tout l'après-midi de l'aïd. - Il faut également faire attention à l'utilisation des braseros et du charbon. On oublie facilement que cela peut être dangereux et présente un réel risque d'incendie ou d'asphyxie.- Il ne faut pas entreposer la peau dans un lieu humide. Elle risque de se décomposer et de produire des vers. Il est nécessaire de la saupoudrer de gros sel.Jamal Eddine HERRADI

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