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Agrumes: Nouveau plan de relance

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. Les besoins définis mais pas encore quantifiés. Encadrement technique, aides, ressources hydriques…Assemblée générale cruciale pour l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (ASPAM). Le 4 avril prochain, celle-ci doit présenter à la profession, à Casablanca, une nouvelle déclinaison de son plan de relance 1998-2010. Ce plan avait pour objectif d’atteindre, à l’horizon 2010, une production de 1,85 million de tonnes dont 850.000 destinées à l’export. «Ce plan n’a été réalisé que faiblement par rapport aux objectifs initiaux, selon Ahmed Derrab, président de l’Association. Au cours des cinq dernières années, les exportations affichent en effet une baisse chronique. Elles ont tourné autour des 450.000 tonnes. Ce volume reste très faible en comparaison avec les années 70-80 lorsque le Maroc expédiait entre 600.000 et 700.000 t, avec un record de 720.000 pour la campagne 1972-73. Selon l’Aspam, les exportateurs n’ont plus beaucoup d’alternatives devant une concurrence de plus en plus farouche surtout de la part de l’Espagne, l’Egypte, la Turquie ou encore la Grèce. La mise à niveau du secteur s’impose donc et avec urgence. D’ailleurs, pour se donner plus de visibilité, les opérateurs regroupés sous la bannière de l’Aspam entendent proposer au ministère de l’Agriculture, lors de la même assemblée, un autre plan courant jusqu’à 2015. Un programme jugé plus adapté à la situation actuelle de la production, aux évolutions et exigences des marchés extérieurs. Pour l’heure, la profession ne s’avance sur aucun objectif ni en termes de production ni de vente à l’étranger. Elle compte en tout cas s’attaquer au lourd volet de l’encadrement des producteurs. Selon l’Aspam, mis à part quelques groupes qui disposent de moyens humains et techniques suffisants, la majeure partie des producteurs d’agrumes sont sous encadrés techniquement. Une situation qui n’aide pas à l’amélioration de la qualité ni à la traçabilité, devenue primordiale. «Si nous ne faisons rien pour ces producteurs, ils risquent d’être exclus de l’export», explique Derrab. L’Aspam vise également l’amélioration des aides accordées par l’Etat aux opérateurs et l’allégement des procédures administratives pour en bénéficier. A ce niveau, la priorité devrait être accordée à la micro-irrigation, l’utilisation des plans certifiés et la plantation de variétés performantes à l’export, est-il rappelé. Là non plus, les besoins ne sont pas encore cernés; un recensement est prévu par le plan. Selon l’Association, l’Etat devrait rapidement se pencher sur la problématique de l’économie et de la rationalisation de l’eau. L’enjeu est de taille pour l’activité agrumicole si l’on sait que la région du Souss, qui recèle plus de 50% du potentiel de production et d’exportation du Maroc, est sérieusement touchée par la carence des ressources hydriques. «Les professionnels sont tenus d’apporter leur pierre à l’édifice», souligne Derrab. Ils seront engagés, aux côtés de l’Etat, à contribuer financièrement à la réussite du programme. L’organisation interprofessionnelle n’est pas en reste. Tous les opérateurs (producteurs, stations de conditionnement et exportateurs) devraient être intégrés dans une seule filière, pour une meilleure coordination. A cette fin, l’Aspam s’est mobilisée, en partenariat avec le département de l’Agriculture, pour les textes législatifs régissant cette intégration, prévue par le plan de relance.


Le marché intérieur aussi

La réorganisation du marché intérieur, qui absorbe aujourd’hui plus de 60% de la production nationale d’agrumes, n’a pas été négligée par le plan de relance agrumicole préparé en partenariat avec le ministère de l’Agriculture. Selon l’Aspam, la production écoulée localement n’est valorisée ni pour le consommateur ni le producteur lui-même. La profession entend remédier à cela notamment par la réorganisation des circuits de distribution et la réduction du nombre d’intermédiaires qui fait que les prix payés par le consommateur final sont souvent trop gonflés. Mohamed AKISRA

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